Depuis plusieurs années, le système de filtration du Natatorium de Verdun ne répondait plus aux normes de qualité de l’eau établies par le ministère de l’Environnement. Jamais remplacé depuis son inauguration en 1940, la machinerie présentait de sérieuses lacunes. Toutefois, cette problématique est dorénavant chose du passé.

Durant la dernière année, une équipe d’ingénieurs s’est affairée à remettre les appareils de ce qui a longtemps été la plus grande piscine au Canada à la fine pointe de la technologie; un investissement de 1,4 M$. TC Media a pu visiter cette salle de filtration améliorée.

Lorsqu’on entre dans la salle des machines du Natatorium, on a l’impression d’être plongé en plein cœur d’une immense forêt de béton. Un sentier au milieu de la pièce nous permet de nous promener à notre guise entre les immenses réservoirs qui travaillent sans relâche afin d’assurer que la qualité de l’eau dans laquelle nagent les baigneurs est impeccable.

Les moteurs grondent, et l’écho de nos pas résonne sur les immenses tuyaux qui longent le plafond et descendent jusqu’au sol.

C’est ici que l’entièreté de l’eau des deux bassins du Natatorium est pompée, puis filtrée, à raison de six fois par jour, soit trois fois de plus qu’avec l’ancien système.

Plus efficace
«Avant, nous avions un seul système de filtration pour les deux piscines, explique Jean Roy, chef de division ingénierie à Verdun. Le contrôle de l’eau était difficile, parce que les deux ne présentent pas les mêmes caractéristiques au niveau de la profondeur et de la superficie. Les sauveteurs devaient toujours faire des ajustements manuels. »

Dorénavant, chaque piscine a sa propre pompe, ce qui permet à la fois une plus grande fréquence de changement d’eau, ainsi qu’un contrôle automatique du niveau de l’eau selon le nombre de baigneurs.

«On compte ainsi réduire à zéro les fermetures temporaires de la piscine à cause des pannes. Avant, on devait parfois cesser les activités pendant plusieurs jours. Si une pompe s’arrête, l’autre peut maintenir un niveau suffisant d’efficacité,» indique Esther Pizzichemi, gestionnaire du projet.

Trois immenses appareils de filtration de presque trois mètres de diamètre ont été remplacés par six petits filtreurs, dans lesquels l’eau peut circuler à très grand débit.

Toute la plomberie a été refaite en PVC, un plastique très résistant qui ne peut être oxydé par le chlore, contrairement au cuivre initial.

Un système plus sécuritaire
Le système de chloration a également été complètement modernisé, afin d’éviter que les ouvriers soient mis en contact avec des produits chimiques lors de déversements potentiels.

«Les travailleurs n’ont plus à manipuler de bombonnes de chlore. Le chlore liquide est entreposé dans une chambre sécurisée avec des bacs de rétention pour éviter la contamination si jamais le réservoir fuit,» souligne M. Roy.

Les travaux se sont étalés sur une période de 10 mois. Plus de la moitié des coûts ont été couverts par la Ville de Montréal.

Les prochains travaux de modernisation, qui seront effectués dans les années à venir, incluront le remplacement de la terrasse autour de la piscine, ainsi que du système d’éclairage.

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