The Associated Press Un Guinéen reçoit le vaccin en mars 2015

En partie développé au Canada, le premier vaccin à prévenir l’infection à l’Ebola est efficace à 100%, a annoncé jeudi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Aucun des quelque 6000 Guinéens qui ont reçu le vaccin rVSV-ZEBOV, lors des essais cliniques effectués en 2015, n’ont contracté le virus dans les 10 jours après avoir été vaccinées. En revanche, dans le groupe de contrôle, 23 cas ont été répertoriés.

L’Ebola a fait plus 11000 victimes en Afrique de l’Ouest entre 2013 et 2016, et l’arrivée d’un tel remède est assurément très bien accueillie.

«Si ces résultats convaincants arrivent trop tard pour ceux qui ont déjà perdu la vie dans l’épidémie d’Ebola qui a frappé l’Afrique de l’Ouest, ils montrent que face à la prochaine flambée de cette maladie, nous ne serons pas sans défense», a souligné Dre Marie-Paule Kieny, sous-directrice générale de l’OMS pour les systèmes de santé et l’innovation et principale responsable de l’étude. La compagnie Merck, qui a élaboré le vaccin, a reçu 5M$ de la part de l’Alliance du vaccin, un organisme en partenariat public-privé, pour se préparer à offrir 300000 doses de son remède à l’OMS en cas d’épidémie.

Le vaccin a été testé avec une méthode dite «en cercle», c’est-à-dire en l’administrant aux personnes qui avaient récemment été en contact avec un individu chez lequel l’Ebola avait été diagnostiqué. Cette méthode a permis aux personnes non vaccinées d’un cercle de bénéficier «d’une protection indirecte contre le virus Ebola». Toutefois, les auteurs de l’étude disent ne pas avoir mesuré cet effet de manière scientifique.

De plus, «il n’a pas été possible de recueillir d’échantillon biologique en vue d’analyser leur réponse immunitaire chez les personnes ayant reçu le vaccin». Les scientifiques se sont donc fiés sur la non-contraction de l’Ebola pour mesurer le rendement du vaccin.

Les résultats préliminaires de l’étude, publiés en août 2015, laissaient déjà entrevoir une excellente efficacité. Les résultats finaux ont été publiés jeudi dans la revue The Lancet, après une révision par les pairs.

Un second vaccin, de la société GlaxoSmithKline, a également été testé au Libéria en 2015.

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