Aurora Flight Sciences

Si le service de drone-taxi n’est pas pour demain, «il pourrait se concrétiser dans un avenir plus proche que beaucoup de gens peuvent penser», selon Jeff Holden, directeur de la production chez Uber qui ouvrait un sommet sur le sujet, mercredi à Dallas. Fast Forward vers le futur.

Commander par téléphone un drone-taxi UberAir, décoller d’un toit du centre-ville en avançant quinze fois plus rapidement qu’une auto ralentie par les bouchons, et pour à peine plus cher qu’une course réalisée avec UberX. Voilà sur quoi planche l’entreprise américaine qui a annoncé mercredi des ententes avec les Villes de Dallas et Dubaï pour tester le concept UberElevate.

«Nos modèles nous disent que c’est faisable techniquement pour 2020. Au début, les coûts seraient de 1,32$ par mile et par passager. Mais quand la production de masse des appareils diminuera le coût, que ces derniers n’auront plus besoin de pilotes pour voler et que l’infrastructure de recharge sera pleinement efficace, on estime qu’il coûtera moins cher de se déplacer ainsi que de posséder une voiture», a ajouté M. Holden.

Ce dernier convient que les défis sont importants. Outre l’appareil qui reste à construire et le système de batteries et de recharge qui doit s’améliorer, il faut développer un système de plateformes d’atterrissage qui respecte les normes de bruit, faire évoluer les règlementations avec les autorités compétentes et concevoir un système de contrôle des vols avec gestion des priorités, dans un contexte où Uber s’attend à effectuer près de 2 000 trajets par jours.

Aurora Flight Sciences, un des partenaires d’Uber, a indiqué mercredi qu’il sera possible de livrer 50 appareils capables de transporter des passagers d’ici 2020.

Reste l’enjeu de la sécurité. Actuellement, les risques de décès par hélicoptère et petit avion sont deux fois plus élevés qu’en auto. «Pour que le service soit un succès, il faudra que ça devienne au moins aussi sûr qu’en auto», a souligné le responsable d’Uber. Le directeur de l’ingénierie de l’aviation chez Uber, Mark Moore, présentera le projet à Montréal lors du Sommet Movin’on les 13 et 15 juin.

Le spécialiste de la mobilité intelligente chez IBM, Jean-François Barsoum, reste sceptique. «Avec les voitures autonomes, il faut être meilleur qu’un conducteur imparfait. Avec les drones, la barre est plus haute, car il faut être meilleur qu’un pilote d’avion professionnel sinon les conséquences peuvent être beaucoup plus sérieuses», souligne-t-il.

L’entreprise américaine n’est pas la seule entreprise à s’intéresser à la question des services d’air-taxi. En juillet prochain, la firme chinoise EHang effectuera la mise en service d’un service de drone-taxi à Dubaï.

D’autres projets d’Uber :

-La Volvo sans chauffeur testée par Uber a eu un accident récemment en Arizona. L’auto n’est pas en cause, mais sa capacité à éviter des accidents suscite des questions.

-À Montréal, le service de livraison UberEats compte déjà plus de 100 restaurants partenaires et peut notamment compter sur des livreurs à vélo, ou des chauffeurs UberX

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