DJAKARTA, Indonésie — Les dirigeants militaires et policiers en Indonésie continuent d’ordonner que des tests de virginité soient menés sur des femmes qui aspirent à se joindre aux forces de l’ordre, selon ce qu’affirme mercredi l’organisme Human Rights Watch.

Il y a trois ans, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) affirmait que cette pratique abusive n’avait aucune validité scientifique.

Human Rights Watch dit avoir appris de la part d’officiers supérieurs de l’armée et de la police que ces tests étaient réalisés pour des raisons de santé mentale et de moralité.

Une pratique particulièrement envahissante, qui consiste à vérifier manuellement si l’hymen des candidates aux forces de l’ordre est intact, n’a pas été abolie, semble-t-il.

La directrice de la défense des droits des femmes chez Human Rights Watch, Nisha Varia, croit que ces pratiques démontrent l’insouciance du gouvernement indonésien à respecter ces droits et elle demande au président Joko Widodo d’ordonner aux officiers supérieurs de l’armée et de la police de les bannir.

Un porte-parole de la police, Setyo Wasisto, assure que les tests de virginité ont bel et bien été abolis il y a trois ans. Il ajoute que les vérifications se limitent à la détection de maladies vénériennes par du personnel féminin seulement.

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