Aujourd’hui plus de 550 000 abonnés sont référencés par les deux opérateurs mobiles du pays, soit les trois quarts des 750 000 Bhoutanais, selon les statistiques officielles.

Dans les rues animées de la capitale Thimphou, où tuniques traditionnelles, robes bouddhistes safran et vêtements occidentaux se croisent dans un joyeux mélange, les jeunes gens ont tous un téléphone portable.

La plupart utilisent de simples modèles vocaux, mais certains disposent de téléphones intelligents avec une connexion internet, de marques chinoises et indiennes peu connues en Occident, avec aussi quelques Samsung sud-coréens.

Le téléphone portable et internet incarnent l’ouverture au monde engagée par la monarchie à la fin du siècle dernier. Une évolution aussi politique avec l’adoption d’un système parlementaire puis, l’an passé, la première alternance démocratique de l’histoire du pays du Dragon-Tonnerre.

Arrivé au pouvoir à la faveur de cette transition pacifique, le premier ministre Tshering Tobgay s’est félicité de cette évolution. « La technologie (…) est une bonne chose et peut contribuer à la prospérité du Bhoutan ».

« Les téléphones cellulaires ont commencé à s’imposer il y a une dizaine d’années. Nous les avons adoptés avec succès et aujourd’hui presque tout le monde en a un », se réjouit M. Tobgay, le crâne rasé et le corps enveloppé d’un gho orange, la tenue traditionnelle.

Selon lui, l’usage des nouvelles technologies s’inscrit dans le projet du Bhoutan « de prendre le meilleur des traditions, du présent et de l’avenir », illustré dernièrement par l’appui des autorités aux voitures électriques et la promesse d’une agriculture 100 % biologique.

L’emploi de technologies « propres » enrichit en effet le « bonheur national brut », cet indice de développement intégrant des dimensions environnementales et culturelles qui a fait la renommée internationale du pays : le Bhoutan cherche une voie et un rythme d’industrialisation différents de l’urbanisation à marche forcée empruntée dans d’autres nations d’Asie avec son cortège de pollution et nuisances.

Le chef du gouvernement est lui-même très actif sur le réseau social Facebook, où il est suivi par près de 25 000 personnes. Il y diffuse quantité d’informations et de photos sur ses activités officielles, du menu détaillé servi dans un restaurant de village à sa rencontre avec l’icône politique birmane Aung San Suu Kyi.

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