Les arbitres du Mondial 2014 seront pour la première fois épaulés au Brésil par un dispositif vidéo.

La fameuse technologie sur la ligne de but doit permettre d’éviter l’énorme erreur du 8e de finale Allemagne-Angleterre lors du Mondial 2010.

27 juin 2010 à Bloemfontein. L’Allemagne mène 2-1 face à l’Angleterre en 8e de finale du Mondial sud-africain quand Frank Lampard expédie une frappe du droit. Son ballon touche la barre transversale de Neuer et rebondit nettement derrière la ligne. L’arbitre uruguayen Jorge Larrionda ne valide pourtant pas le but et l’Angleterre s’incline finalement 4-1.

C’est probablement ce jour-là que l’instauration de la « goal-line technology » est devenue une obligation pour le président de la FIFA Sepp Blatter, qui n’y a pourtant pas toujours été favorable.

« Il est évident qu’après ce que nous venons de vivre, ce serait ridicule de ne pas rouvrir le dossier de l’aide par la technologie », avait-il d’ailleurs lâché deux jours après l’incident de Bloemfontein.

En 2012 lors d’un entretien avec l’AFP, Blatter était encore plus clair : « Pour la prochaine Coupe du monde, il ne peut pas nous arriver la même chose, sinon je peux aller me cacher ».

Le patron de la FIFA a pourtant dû attendre. Lors de ses premières réunions après le Mondial 2010, le Board, l’instance garante des lois du jeu, n’avait pas ouvert le dossier de l’aide technologique, mais avait validé l’arbitrage à cinq, option défendue par l’UEFA et son président Michel Platini.

C’est d’ailleurs à l’Euro 2012, et malgré la présence d’arbitres de surface, qu’une nouvelle erreur avait définitivement ouvert la voie à la technologie. Lors du match Ukraine-Angleterre à Donetsk, un tir contré de l’Ukrainien Devic avait manifestement franchi la ligne avant d’être dégagé par l’Anglais Terry. Mais comme en Afrique du Sud, l’arbitre n’avait pas validé le but.

Cette fois, c’est sur Twitter que Sepp Blatter avait réagi : « Après le match d’hier, la technologie sur ligne de but n’est plus une possibilité, c’est une nécessité ».

Dès le mois de juillet, son voeu était exaucé, et le Board annonçait que la technologie sur la ligne de but serait utilisée lors du Mondial 2014, après une période de tests et deux expériences en tournoi.

Pour le Mondial, c’est le système GoalControl-4D qui a été retenu. Il est basé sur l’utilisation de 14 caméras à haute vitesse installées dans le stade, sept pour chaque but, qui permettent de suivre la position du ballon en trois dimensions.

Si le ballon franchit complètement la ligne de but, un message est envoyé, théoriquement en moins d’une seconde, sur la montre de l’arbitre, qui garde cependant le dernier mot pour valider ou non le but.

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