Il y a bientôt un an, le 13 février 2012, commençait la crise étudiante qui allait enflammer les passions au Québec pendant plusieurs mois. Même si elle a fini par amalgamer toutes sortes de mécontentements, elle est née au départ d’une revendication : l’opposition à la hausse des droits de scolarité universitaires.

La question est aujourd’hui loin d’être réglée. Elle n’est qu’en hibernation. Et qu’on finisse par indexer, geler ou même abolir ces droits, poursuivre des études supérieures va toujours coûter cher, ne serait-ce qu’en raison de tous les frais de subsistance qu’il faut assumer durant ses études. De là l’importance de bien se préparer.

C’est la préoccupation de la petite famille au centre de l’épisode de Déficit Zéro diffusé hier à Télé-Québec. Marie-Michèle Dufresne et Jean-Philippe Larose, qui vivent dans la région de Montréal, ont trois jeunes enfants et ils s’interrogent déjà sur le plan de match à suivre pour mettre de côté les fonds nécessaires à leurs études supérieures. Au cours de l’émission, ils vont découvrir les avantages qu’offrent les régimes enregistrés d’épargne-études (REÉÉ).

En 2010, au Québec, environ 425 000 enfants au nom de qui les parents avaient ouvert un régime ont pu profiter des subventions offertes par les gouvernements. C’est beaucoup… et bien peu : à peine le quart des jeunes de moins de 18 ans. Pourtant, d’après l’Organisation de coopération et de développement économique, les programmes offerts au Canada sont parmi les plus généreux du monde. Voici comment ils fonctionnent.

Il faut d’abord ouvrir un compte dans une institution financière. À peu près toutes proposent des formules de REÉÉ. Pour chaque dollar que vous y versez, Ottawa va ajouter au minimum 20 %, chaque année, et Québec va en allonger 10 % de son côté, jusqu’à concurrence globale de 750 $ annuellement.

Essayez de trouver un placement qui rapporte 30 % des temps-ci… Contrairement à un REÉR, les sommes versées ne donnent pas droit à une déduction fiscale, mais elles grandissent à l’abri de l’impôt. Au fil du temps, le régime se renforce grâce aux contributions des parents, aux subventions gouvernementales ainsi qu’au rendement que procure le capital.

Par contre, les fonds deviennent imposables lorsqu’on les retire, mais comme les étudiant(e)s ont alors peu de revenus, ils paieront peu d’impôts, sinon pas du tout.

Encore faut-il qu’ils fassent des études supérieures. Ils peuvent prendre leur temps : le régime est réputé valide pour 35 ans! Et par études supérieures, on entend tout ce qui va au-delà du secondaire.

S’ils n’en font pas, ce qui peut arriver, vous disposez d’un délai pour transférer les sommes au nom d’un autre enfant. Sinon, il faut rembourser les subventions gouvernementales, sans autre pénalité. Vous conservez les sommes que vous avez vous-même versées ainsi que le rendement. Et vous pouvez tout transférer dans votre REÉR, si vous avez l’espace disponible.

Les familles dont les revenus sont limités, autour de 40 000 $, ont même droit à un autre coup de pouce : le Bon d’études canadien. Ottawa va verser 500 $ par enfant dès l’ouverture d’un régime et va ajouter 100 $ par année, jusqu’à un maximum de 2 000 $. Sans la moindre obligation de votre part. Vous n’avez pas à payer un seul sou. Seule exigence : faire la demande…

Les études supérieures peuvent coûter cher : au cégep ou en formation professionnelle post-secondaire, on parle de 10 000 $ à 15 000 $ par année. Ajoutez 10 000 $ pour l’université.

Marie-Michèle et Jean-Philippe, eux, ont décidé de verser globalement 150 $ par mois dans les régimes qu’ils ont finalement ouverts, et qui vont gonfler avec l’aide des gouvernements, pour donner à leurs enfants encore plus de chances de poursuivre un jour leurs études.

Pages web utiles
Pour plus d’information sur les régimes enregistrés d’épargne-études (REÉÉ) :

  • La page «Subvention canadienne pour l’épargne-études» du site de l’Agence du revenu du Canada
  • La page «Incitatif québécois à l’épargne-études» du site du gouvernement du Québec
  • La section Famille du site jecomprends.ca

Déficit zéro
René Vézina donne un coup de pouce à des gens aux prises avec des problèmes financiers : mercredi 19 h 30, à Télé-Québec.

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