Getty Images/iStockphoto Le succès d’une équipe repose notamment sur un bon sens individuel des responsabilités.

Vous arrive-t-il plus souvent qu’à votre tour de raconter que vous vous êtes «encore» retrouvé dans une mauvaise équipe? Si ça arrive souvent, ce n’est peut-être pas votre équipe, le problème… Se pourrait-il que vous y soyez pour quelque chose?

Je donne régulièrement des formations sur le travail d’équipe et je suis surpris du nombre de participants qui ne se sentent pas vraiment concernés par la réussite de leur équipe. Leurs commentaires ressemblent aux phrases suivantes :

  • L’équipe n’a pas atteint ses objectifs et le projet a été un échec.
  • Je me retrouve encore une fois dans une équipe pourrie. Nous n’avançons pas.
  • Mes coéquipiers n’ont pas investi les efforts nécessaires. Il faut dire que les délais étaient très courts.

Ainsi que je l’affirme dans le livre Comment favoriser le travail d’équipe, se cacher derrière le concept de «mauvaise équipe», c’est abdiquer ses responsabilités et excuser son manque d’implication. C’est jouer les Ponce Pilate en espérant que personne ne verra ses lacunes. C’est se dissimuler derrière les autres au lieu de décider de contribuer à changer les choses.

C’est la raison pour laquelle un bon sens individuel des responsabilités constitue l’élément essentiel sur lequel repose le succès de toute équipe. Il faut que chacun de ses membres se sente impliqué et responsable des résultats. Il est trop facile de supposer que la responsabilité est soluble dans l’équipe.

Qu’est-ce que ça peut vouloir dire pour vous? Premièrement, on n’accepte pas à la légère de faire partie d’une équipe. En disant oui, on s’engage personnellement à faire tout ce qu’on peut pour contribuer à l’atteinte des objectifs.

Deuxièmement, si quel-qu’un n’est pas à la hauteur et ne pousse pas à la roue, on lui en parle en lui rappelant les échéanciers et en lui offrant de l’aide. Rien ne sert d’attendre la fin du mandat pour rappeler aux autres qu’il y a des délais à respecter.

Troisièmement, afin d’éviter les mandats casse-gueule, une équipe devrait négocier les balises (échéancier, qualité attendue, budget, etc.) du projet avant de se mettre en branle. Un bon patron sera ouvert à cette négociation.

Finalement, que ce soit une réussite ou un échec, on fait un bilan après un mandat afin de déterminer ce qui doit être répété à l’avenir, ce qui devrait être amélioré et ce qu’il ne faudra plus faire. De cette manière, on risque d’être meilleur la prochaine fois.

Cessez donc de vous cacher derrière votre équipe en vous contentant de hausser les épaules quand elle n’est pas à la hauteur. Si elle échoue, c’est que vous avez également échoué.

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