Loin du printemps arabe et de ses tumultes, la revue Forbes, section Moyen-Orient, a publié la liste des 100 Arabes les plus riches en 2013. Ce recensement sélect nous offre des évidences, mais aussi plein de surprises.

Pour préparer ce classement, en plus des milliardaires arabes susceptibles d’intégrer la liste du club sélect des plus riches au monde, les responsables de la revue ont adopté 100M$ comme seuil minimum de la fortune pour être considéré comme très riche. Pour évaluer la fortune des candidats, ils se sont appuyés sur la valeur nette sur le marché boursier arabe des actions détenues par les particuliers et les familles arabes.

Une évidence, l’Arabie Saoudite fournit 41 riches. À leur tête, l’homme le plus riche dans le monde arabe, le prince Al-Walid ben Talal ben Abdelaziz Al Saoud avec une fortune de 20G$. Cette estimation a mis en colère le prince saoudien. Il revendique, quant à lui, 29,6G$ comme fortune personnelle.

Selon Forbes, 12 pays arabes sur un total de 22 peuvent se targuer de faire partie de cette prestigieuse liste, à savoir, l’Arabie Saoudite, le Liban, l’Égypte, les Émirats arabes unis, le Maroc, la Jordanie, l’Irak, la Syrie, le Koweït, le Soudan, le Qatar et Oman. Les 10 premiers pays parmi ce groupe comptent des milliardaires.

Si on se concentre juste sur les milliardaires, ce classement nous informe que le monde arabe en compte 41: 10 Saoudiens, 8 Libanais, 7 Égyptiens, 5 Koweitiens, 4 Émiratis, 3 Marocains et 1 représentant par pays de Jordanie, d’Irak, de Syrie et du Soudan.

10 pays ne figurent pas sur la liste: la Mauritanie, l’Algérie, la Tunisie, la Libye, Djibouti, le Soudan, la Somalie, la Palestine, le Bahreïn et le Yémen.

Une des grosses surprises de cette liste est que trois Marocains y figurent, et les trois sont milliardaires, même si leur pays n’est pas producteur de pétrole.

L’autre grosse surprise: le Qatar. Ce petit État arabe qui fait les manchettes et est décrit comme un ogre qui achète tout ce qui se vend sur la planète – et qui risque de ravir au Canada le siège de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) pour la déménager de Montréal à Doha –, eh bien, figurez-vous, ses deux seuls représentants dans cette liste ne sont pas milliardaires. Ils ne figurent qu’aux 43e et 47e positions. Certes, les deux représentants du Qatar peuvent se targuer d’être assis sur des fortunes de 561,7M$, dans le cas du président de la Fédération des hommes d’affaires qataris, Cheikh Fayçal Ben Kacem Al Thani, et de 452,6M$, dans celui de Hussain Ibrahim Al Fardan et de sa famille.

Pire, des pays aussi riches que le Bahreïn, l’un des plus importants centres financiers au monde, et l’Algérie, l’un des pays les plus riches en pétrole et en gaz naturel, n’auraient pas de représentants capables de revendiquer une fortune valant plus de 100M$. Bizarre!

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