Après les attentats qui ont secoué le pays, 11 jeunes Québécois fréquentant le collège de Maisonneuve de Montréal ont défrayé la chronique pour de présumés liens avec des activités terroristes. Faut-il alors craindre une flambée de candidats québécois au djihad?

Cette question obsède les autorités autant que les parents de jeunes ou monsieur et madame Tout-le-Monde. Personnellement, comme père, cette question s’ajoute à la longue liste de problèmes qui guettent nos jeunes!

Selon Aperçu statistique des jeunes à Risque et de la délinquance chez les jeunes au Canada, de Sécurité publique Canada, les enfants et les jeunes âgés de moins de 20 ans représentent près du quart (23%) de la population canadienne, en date du 1er juillet 2010.

Au chapitre santé mentale, l’Association canadienne pour la santé mentale précise qu’environ 10% à 20% des jeunes Canadiens sont touchés par une maladie mentale ou un trouble mental; 3,2 millions de Canadiens ayant entre 12 et 19 ans risquent de développer une dépression. Ainsi, les problèmes mentaux chez les jeunes représentent la seconde dépense en soins hospitaliers au Canada après les blessures.

Au chapitre du suicide des jeunes canadiens, selon une étude de Statistique Canada, sur les 10,8% de Canadiens qui se suicident, presque 35% sont âgés entre 10 et 29 ans.

Au chapitre taux de décrochage, on apprend qu’en 2009-2010, 10% des jeunes hommes et 7% des jeunes femmes étaient des décrocheurs (c.-à-d. des jeunes âgés de 20 à 24 ans qui n’avaient pas de diplôme d’études secondaires et qui n’étaient pas aux études).

Au chapitre de la délinquance chez les jeunes, en 2010, parmi les 494 621 personnes déclarées coupables d’infractions au Code criminel (à l’exception des délits de la route), 64 800 (13,1%) étaient des jeunes. Entre 2000 et 2010, une légère hausse (5%) a été observée au chapitre de la gravité des crimes violents chez les jeunes.

Pourquoi cet étalage de chiffres? Pour la simple raison de dire que les jeunes de toutes croyances ou origines confondues traversent tant bien que mal leur adolescence, avec plus au moins de dégâts. Si certains jeunes qui tournent mal sombrent dans la maladie mentale, se suicident ou s’enrôlent dans les gangs criminalisés, le djhadisme pourrait séduire des jeunes musulmans à la quête d’une identité musulmane traînée dans la boue!

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