Les héritiers de Jean Lesage
Le Québec possède tous les atouts hydro-électriques pour être à l’avant-garde de la prochaine révolution énergétique. Alors que de nouvelles normes environnementales sont en train de mettre fin à l’ère du charbon en Amérique du Nord, le gouvernement de notre province a adopté une attitude passive qui freine le développement de nos richesses naturelles et nuit à la prospérité de notre nation.
Un exemple récent de ce laisser-faire saute aux yeux, alors que la compagnie Stornoway a décidé d’assurer son exploitation diamantaire avec du combustible fossile plutôt que d’investir dans le prolongement d’une ligne électrique d’Hydro-Québec. En réaction, le gouvernement libéral s’est montré muet, illustrant un clair manque de fermeté face aux multinationales minières.
Ce comportement de colonisé est tout simplement indigne chez ceux qui prétendent être les héritiers de Jean Lesage. Le Plan Nord dirigé par Jean Charest doit être restructuré afin que l’exploitation de nos mines génère des retombées économiques pour tous les secteurs de notre économie et qu’il offre des emplois de qualité à un maximum de travailleurs du Québec.
Il ne faut pas se leurrer : l’avenir de notre province se joue aujourd’hui et les choix que nous ferons affecteront la qualité des services publics que nous aurons demain. Notre capacité à créer de la richesse de façon durable pour les prochaines générations sera fondée sur le développement d’une économie diversifiée qui inclura la production d’énergie propre et la transformation locale de nos matières premières. Un gouvernement responsable doit donc miser sur l’excellence de nos industries du savoir et il est clair que cela n’est pas le cas actuellement.
Nicolas Godin, Saint-Bruno
Inacceptable
Cette lettre répond à une nouvelle publiée dans Métro plus tôt cette semaine.
Le Mouvement Montréal français (MMF) et la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal dénoncent les subventions de 4 M$ accordées aux groupes de promotion de l’anglais à Montréal par le ministère du Patrimoine canadien et des Langues officielles. Ces sommes serviront à appuyer le groupe de pression anglophone Quebec Community Groups Network (QCGN, qui a succédé à Alliance Quebec, reçoit la plus importante subvention de 1,56 M$) et ses organismes affiliés.
Cette annonce survient alors que les institutions anglophones au Québec bénéficient déjà d’un financement disproportionné par rapport au poids démographique des Anglo-Québécois.
Le gouvernement fédéral, contrôlé majoritairement par des anglophones, ne se prive pas d’intervenir de façon discriminatoire en faveur des Anglo-Québécois qui, comme l’a reconnu un comité de l’ONU, ne constituent d’aucune façon une minorité tant et aussi longtemps que le Québec est soumis à la constitution canadienne.
C’est le français qui est menacé partout au Canada, et non l’inverse. Et la situation du français dans la région métropolitaine de Montréal a une importance capitale pour l’avenir du français dans l’ensemble du Québec, seul état majoritairement francophone en Amérique du Nord. C’est dans cette région que se font l’accueil et l’intégration des immigrants de l’ensemble du Québec.
Il ne faut plus accepter que, par ses interventions constantes en faveur de l’anglais à Montréal, le gouvernement canadien nie le droit collectif à la diversité linguistique et à l’équité sociale. Et avant tout, c’est à nous, citoyens du Québec, de regarder la réalité en face et de récupérer notre capacité d’indignation linguistique.
Denis Trudel, porte-parole du MMF, et Mario Beaulieu, président de la SSJB de Montréal
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