Les grands médias ont beau blâmer Facebook pour la pandémie de fausses nouvelles sur le web, parfois sont-ils eux-mêmes la source de la désinformation.

Jeudi dernier, la planète entière s’est moquée du réseau américain d’information en continu CNN qui aurait diffusé de la pornographie par erreur pendant quelque 30 minutes. Selon plusieurs médias, l’émission Parts Unknown («contrées inconnues», mais la traduction littérale, «parties inconnues» s’est prêté à plus d’un jeu de mots plate), a été remplacée par un film porno mettant en vedette l’actrice trans Riley Quinn. Il y avait une capture d’écran et tout.

L’actrice en question semblait trouver tout cela très comique. Elle a même inclut «telle que vue sur CNN» dans sa bio sur son compte Twitter (L’inspecteur ne peut pas envoyer de lien au profil Twitter en question. Disons que c’est 18 ans et plus):

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Pourtant, toute cette hystérie provenait d’un seul tweet qui n’est plus disponible:

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«Est-ce que quelqu’un d’autre a vu la porno qui a été diffusée par CNN à Boston?», demande une internaute.

Et c’est tout. C’était la seule source d’information.

Dans une situation comme celle-là, où un média majeur comme CNN diffuserait de la pornographie, on s’attendrait à des centaines, voire des milliers de captures d’écran, de Tweets, de commentaires haineux. Et pourtant, rien.

CNN et son affilié RCN ont promis de faire des vérifications étant donné l’ampleur de la couverture médiatique. Cela étant fait, ils ont confirmé vendredi qu’il s’agissait d’un canular.

Une seule inconnue balance une info sur Twitter et tout le monde s’emballe sans vérifier quoi que ce soit.

C’est là une belle leçon pour les médias.

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