Mes hommages. Oh oui, il est ENCORE question de cette robe. Est-elle bleu foncé? Est-elle blanc et or? Non. Elle est beige et c’est ben dérangeant. Elle a même un petit nom! Claudine. Une Claudine un peu champêtre, ample et courte. Vous aurez peut-être eu vent de la formidable polémique entourant cette pétillante dame au col de jeune fille, une robe mise en marché par la blogueuse Marilou et qui, ma foi, a irrité le derme de ceux qui préfèrent la dentelle de Bruges et les bretelles.

Cette semaine, Marilou nous présentait donc la toute première pièce de sa collection de vêtements pour femmes, après s’être lancée dans les recettes, les accessoires de cuisine et la mode pour tout-petits. Et cette robe, LA robe, a semé l’émoi comme Joe Bocan qui se serait présentée pour le thé sans bocal de poissons rouges sur la noix.

«Quel est diable ce sac de jute?»
«Y a pas une femme qui va être mise en valeur par cette chose.»
«*Choc vagal*»

Qu’importe ce que Marilou fait, lance ou cligne, elle dérange. Sa maison est bien trop blanche. Son conte de fées manque de Javotte. IL Y A CERTAINEMENT UNE JAVOTTE DANS LE PLACARD (un placard en bois de cèdre antique agrémenté d’une petite couronne de sauge et d’un éclairage exquis). C’est pourquoi j’emploierai toute la verve, toute la fougue primale et l’énergie du désespoir qui me parcourt la croupe à détruire un vêtement, une menaçante guenille, et ainsi montrer la faille de mon index qui sait pointer ce qui a pas de maudite allure. Eh! que ça fait donc du bien. Feeling de bouton des jean détachés après une platée de jambon pascal. Chaque petit coup de boxe dans les fibres (des fibres qui me cherchent!) de la robe qui revole en se repentant de ses péchés est d’une puissante délivrance. Il faut les dire, les vraies affaires. Craquer cette libératrice allumette et s’affirmer en tant que citoyen du monde : «J’aime pas ta robe, man!»

À toi, qui souffre de la vision, de la présence même de Claudine sur cette Terre, je te prends dans mes bras. Viens. There, there. Tu sais, il y en aura d’autres, des coups durs. Pascal Yiacouvakis prédira peut-être de la pluie sur ton épluchette. Marion Cotillard ne répondra peut-être pas à tes touchantes lettres. Ce sera dur. Mais ce qui est plutôt chouette, c’est que la fameuse robe Claudine de Marilou, celle qui t’a volé ton fiancé au bal des sirènes, t’es pas obligée de l’acheter. Ni même de la regarder. Non! Nul équipage vêtu de blanc et armé de filets à papillons ne débarquera au bureau pour te forcer à enfiler ce vêtement qui te pourrit la vie. Tu peux continuer ton chemin. Te draper d’une scandaleuse popeline brodée de signes de peace en velours que tous encenseront. Porter ce qui te plaît et vivre. VIVRE!

Douce caresse printanière à toi.

La bise.

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