Archives Métro L’été dernier, au plus fort de la sécheresse, 64 % du territoire américain était en état de sécheresse modérée, et 46 %, en état de sécheresse sévère ou pire.

Si je me fie à une nouvelle publiée cette semaine par la NASA, j’avais six ans la dernière fois que les températures moyennes ont été sous les normales. La mode disco battait alors son plein.

Toujours selon la NASA – et trois autres centres de recherche sur le climat, 9 des 10 années les plus chaudes depuis 1880 ont été enregistrées au cours de la dernière décennie. Et quelle est, selon vous, l’autre décennie la plus chaude avant ça? Gavin Schmidt, de la NASA, affirmait cette semaine : «Ce qui importe, c’est que la dernière décennie a été plus chaude que celle d’avant. Et que cette dernière a été plus chaude que la précédente.» Vous voyez le portrait!

En fait, si vous avez moins de 36 ans, vous n’avez jamais connu de mois où les températures ont été sous la normale. Pas une seule fois. Et les choses commencent vraiment à se corser. Ainsi, les États-Unis ont connu, l’été dernier, ce que plusieurs qualifient de pire sécheresse de leur histoire. Au plus fort de celle-ci, 64 % du territoire américain était en état de sécheresse modérée, et 46 % en état de sécheresse sévère ou pire.

C’est peut-être ce qui a incité le président Barack Obama, selon le New York Times, à faire de la lutte contre les changements climatiques l’engagement politique le plus important de son discours inaugural.

Le premier test sérieux de cet engagement sera la décision de son nouveau secrétaire d’État, John Kerry, touchant le projet de pipeline Keystone XL.

Un refus de la part d’Obama serait, certes, une victoire pour l’environnement, mais cela accentuerait aussi la pression pour que les projets de pipeline vers l’est, ceux des compagnies Enbridge et TransCanada, soient approuvés le plus rapidement possible par Ottawa.

C’est peut-être ce qui a amené des citoyens en Ontario, au Québec et en Nouvelle-Angleterre à organiser une série de rallyes autour de ces projets. De Portland, dans le Maine, à Toronto, en passant par Dunham, en Estrie, des milliers de personnes s’étaient ainsi donné rendez-vous samedi dernier pour attirer l’attention du grand public ainsi que des élus locaux aux risques liés à ces projets.

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