Archives Métro Parmi les nouvelles mesures pour les cyclistes annoncées par le maire du Plateau- Mont-Royal, Luc Ferrandez, figure le fait de doubler l’étendue du réseau de pistes cyclables.

Tous mes amis vous le diront: je suis un grand, grand fan de la série de science-fiction Star Trek, inventée par l’Américain Gene Roddenberry. Dans cette série futuriste, les Klingons sont une de mes races préférées. C’est une race guerrière qui ressemble beaucoup aux samouraïs du Japon féodal.

Pour les Klingons comme pour les samouraïs, une des choses les plus importantes est l’honneur. À certains égards, je suis moi aussi un fan de l’honneur. Évidemment, poussé à l’extrême, le désir de préserver l’honneur peut mener à poser des gestes inacceptables, mais je crois également qu’une société dépourvue d’honneur est une société qui a perdu ses repères.

Pourquoi diantre nous parle-t-il des Klingons dans cette chronique, vous demandez-vous? Justement à cause de l’honneur…

Cette semaine, le maire Luc Ferrandez et l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal ont annoncé une série de mesures visant à rendre la pratique du vélo et la marche à pied plus sécuritaires. Parmi ces mesures, notons la réduction de la vitesse, dans les rues de quartier, de 40 à 30 km/h, le fait de donner la priorité aux vélos sur certaines rues, l’ajout de pistes cyclables et le réaménagement d’une vingtaine d’intersections jugées dangereuses.

Cette annonce fait suite au décès de la cycliste Mathilde Blais ainsi qu’à plusieurs autres accidents, qui ont incité à la fois les autorités municipales et le gouvernement du Québec à agir dans ce dossier.

D’autres arrondissements, dont Outremont et Rosemont–La Petite-Patrie, ont également annoncé vouloir mettre de l’avant certaines de ces mesures.

On peut être en accord ou non avec ces mesures. En tant que cycliste et piéton, je les trouve pour ma part très intéressantes, mais une des choses qui a le plus retenu mon attention lors de l’annonce est cette phrase du maire Ferrandez: «Si nous n’arrivons pas à implanter ces mesures ou à réduire le nombre de morts et de blessés sur nos rues, ça voudra dire que nous sommes inutiles, et moi, je vais offrir ma démission».

À l’heure où nous voyons trop souvent des politiciens qui semblent penser que le but du service public est de servir leurs propres intérêts plutôt que ceux de la communauté, cet engagement du maire Ferrandez fait chaud au cœur.

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