On se serait cru dans Le jour de la marmotte en fin de semaine. Pour la énième fois en 10 ans, la crapule en chef de la Formule 1, Bernie Ecclestone, menaçait de quitter Montréal pour emmener son Grand Prix ailleurs. Et encore une fois, nos gouvernements risquent de tomber dans le panneau de cet être malhonnête qui est présentement poursuivi pour tentative de corruption en Allemagne, entre autres accusations.

À l’été 2005, Ecclestone menaçait déjà de s’en aller ailleurs à moins que le gouvernement fédéral assouplisse les lois antitabac. Nous l’avions donc piégé en nous faisant passer pour Jean Chrétien, et quelle n’a pas été  notre surprise quand le grand bonze de la F1 a offert un pot-de-vin en direct au faux premier ministre en échange d’une permission spéciale pour des publicités de cigarettes sur ses voitures de course! «Que diriez-vous, à votre retraite, de faire le tour de monde comme consultant spécial et de suivre la Formule 1 partout? En échange de ce poste, vous changez la loi pour moi… Qu’en dites-vous?», avait demandé Ecclestone. Il n’en fallait pas plus pour que la nouvelle fasse le tour du monde et soit en première page de journaux au Canada et en Europe. Mais ça fait huit ans et, visiblement, on n’a toujours pas compris… Ou bien on est tellement habitué à la corruption au Québec qu’on est rendu à trouver ça normal.

Entre vous et nous, à part pour deux ou trois bars anglophones du centre-ville et des prostituées, est-ce que ça change vraiment quelque chose dans nos vies, le Grand Prix de Montréal? Des chars qui tournent en rond, des pilotes qu’on connaît à peine, un «sport» ennuyant au possible…

C’est clair que plusieurs «stars» du showbiz québécois vous diront le contraire! Il fallait voir, sur Twitter, nos grandes veudettes s’extasier à différentes fêtes privées et bals du Grand Prix.

«Ce soir, je porte une robe de Untel qui m’a coûté… »

«Ah que j’adore le Grand Prix, j’ai pris une photo avec l’acteur Hugh Grant.»

«Nous buvons du champagne en mangeant des canapés au caviar, voir photo à l’appui.»

C’est à la limite de l’indécence. Le festival du «m’as-tu vu» et du pétage de broue. Le pire, c’est qu’il n’y a pas une seule de ces grandes vedettes qui tripe sur l’événement du Grand Prix comme tel. Aucune! C’est uniquement pour aller se montrer et se voir en photo dans le journal.

En plus, le Grand Prix ramène habituellement chaque année Jacques Villeneuve à Montréal. Monsieur se «rabaisse» à venir nous voir, nous, les minables que nous sommes. Dans l’expression «tel père, tel fils», il est l’exception qui confirme la règle.

Le Grand Prix devrait cependant suivre son exemple et quitter Montréal. Comme pour Villeneuve, y a pas grand monde qui va s’en ennuyer.

Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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