C’est un lecteur averti qui m’a fait suivre ce bulletin d’information publié par l’arrondissement de Saint-Léonard et destiné à ses habitants. Personnellement je suis tombé en bas de ma chaise!

C’est dans la chronique du directeur de l’arrondissement en page 3 que ça se passe. Ce dernier lance un appel aux 140 propriétaires qui ont un marronnier appartenant à la Ville sur leur terrain. Pour des raisons de «sécurité et de propreté» et à la suite de «nombreuses plaintes de citoyens», l’arrondissement leur propose d’abattre gratuitement leur arbre à condition que celui-ci soit remplacé par un «arbre mieux adapté au milieu urbain et ayant un potentiel de plus grand déploiement».
Lire ici.

Quand en plus il clame que «cette initiative s’inscrit dans le respect de l’environnement de même que dans la promotion du développement durable», là j’ai beaucoup ri. Parce que pour qu’un arbre récemment planté devienne mature et apporte autant de bienfaits qu’un marronnier mature, il faudra attendre plusieurs dizaines d’années.

Personnellement, j’ai déjà eu plusieurs marronniers dans mon jardin et je ne crois pas qu’il y ait beaucoup d’arbres qui aient un potentiel plus grand. D’ailleurs, l’arrondissement n’a pas été capable de me dire par quelle essence à plus grand déploiement il souhaitait les remplacer. Peut-être les frênes, mais avec l’agrile qui menace, on n’en plante plus.

Et c’est bien là tout le problème. L’agrile menace de faire disparaitre des milliers de frênes dans la métropole et on songe à éradiquer des marronniers, c’est un peu absurde. Ok, au printemps, les bourgeons collent à la carrosserie de la sacro sainte voiture et les marrons, quand ils tombent, peuvent être utilisés par les enfants pour faire des batailles, mais de là à vouloir les éradiquer, c’est pousser le bouchon un peu loin non?

Bref l’arrondissement de Saint-Léonard, qui a déjà eu l’un des indices de canopée les plus faibles à Montréal, n’est pas prêt de remonter la pente même s’il a prévu de planter 1500 arbres sur cinq ans!

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