L’application de signalement des nids-de-poule par téléphone intelligent ferait fureur à Montréal, clament les créateurs de l’application Voilà!

«Plusieurs citoyens qui ont téléchargé l’application ont tenté de signaler des nids-de-poule, un lampadaire brisé ou des graffitis à Montréal, mais sans succès car la Ville étudie encore la question pour l’instant», explique Vincent Douville, porte-parole de PG Solutions, une entreprise de logiciels de gestion pour les administrations municipales qui a créé l’application Voilà!

Jusqu’ici 115 municipalités ont adopté le service qui est offert gratuitement. Les citoyens qui localisent un problème (non urgent) prennent une photo et grâce à la géolocalisation, le service des travaux publics de la municipalité concernée reçoit un courriel avec les coordonnées GPS du problème à traiter. «Ça simplifie le travail des employés municipaux qui ne peuvent être partout à la fois», explique M. Douville.

Si la ville en question dispose du logiciel de Plaintes et Requêtes de PG Solutions, la requête est même directement acheminée dans le système informatique de la municipalité, pas besoin de la recopier manuellement. Depuis le lancement du produit, l’entreprise compte déjà 4000 téléchargements de l’application.

La plus grande municipalité québécoise ayant adopté le système est Drumondville. Pour Montréal, des pourparlers seraient en cour. Début février lors de la présentation de la Stratégie de la ville intelligente, l’élu responsable du dossier, Harout Chitilian, a indiqué que la numérisation du service 311 faisait partie des plans.

Mais impossible d’en savoir plus. «Comme nous l’avons précédemment indiqué, nous regardons la refonte du service 311 de façon globale afin d’optimiser le traitement des différentes demandes. L’utilisation des nouvelles technologies est un élément crucial pour compléter l’expérience. À ce stade, nous n’avons pas statué sur une application», a-t-il répondu par courriel à une demande d’entrevue sur le sujet.

La Ville de Montréal a une longue pente à remonter. Actuellement si vous signalez un problème au 311, cela ne peut se faire que par téléphone. Et le système 311 ne fonctionne pas réellement de façon intégrée avec la Direction des travaux publics, qui a son propre logiciel, ce qui nuit à l’efficacité du service, m’indiquait l’année dernière une source proche du mouvement open data. Donc avant de songer à un 311 numérique faudra d’abord résoudre cet épineux problème.

Je crois aussi qu’avec la nouvelle application Info-Neige, la Ville a pas mal plus de boulot qu’elle le pensait au départ. Comme le système n’est pas encore complètement automatisé informatiquement parlant, ce sont des contremaîtres qui rentrent à la main quatre fois par jour le statut de déneigement des rues (avec toutes les erreurs possibles qui vont avec, même si celles-ci sont en diminution). Ajoutez-y le fait que ces ressources humaines supplémentaires sont payées par les arrondissements qui participent au projet pilote et vous comprendrez pourquoi (du moins c’est mon hypothèse) la Ville préfère attendre avant de déployer une nouvelle application.

En plus, la preuve n’a pas encore été faite que l’application permet de réduire le nombre de véhicules remorqués. Espérons au moins que les GPS sur les camions auront permis de réduire les fraudes chez les déneigeurs.

Ceci dit, je crois que ce serait intéressant de tester l’application Voilà! en 2016… D’ici là, bonne saison des nids-de-poule 2015!

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