https://www.facebook.com/lewagonmontreal Première cohorte de Le Wagon Montréal avec les cofondateurs.

Neuf semaines pour devenir programmeur full stack et construire un site web avec des gens qu’on ne connait pas. Le Wagon, c’est ça! Marie-Gabrielle Ayoub a cofondé, avec son frère Antoine, le chapitre montréalais de cette formation intensive dont la première cohorte célèbrait la fin la semaine dernière.

Un «coding bootcamp»?!
Traditionnellement, pour devenir programmeur, il faut aller à l’université et consacrer un ou deux ans à étudier l’informatique. Ce n’est toutefois pas une formule qui fonctionne pour tous, d’où l’émergence de programmes de type «bootcamp» comme Le Wagon. Prendre un groupe de personnes souhaitant devenir développeurs full stack (un(e) informaticien(ne) capable de programmer l’entièreté du cycle de développement d’un produit – Métier parmi les plus recherchés de nos jours) et les faire étudier intensivement encadrés par des développeurs professionnels.

Les étudiants viennent de tout horizon. Il y a un arbitre de hockey, un fondateur de startup, une enseignante de secondaire, un chef d’orchestre… Il n’y a pas de profil type. «On vient perturber l’enseignement de la programmation traditionnel en apportant beaucoup de diversité», explique la cofondatrice.

Femmes et inclusivité
Plusieurs professeurs encadrent les étudiants, dont Eden Rohatensky, développeur/se et musicien/ne qui se définit comme non-binaire (ne se classe ni comme femme, ni comme homme). Sa participation à Le Wagon est motivée par des raisons culturelles:

«J’ai eu un parcours traditionnel en étudiant l’informatique à l’université. Étant non-binaire, la culture du « bro » rendait les choses difficiles. Mes collègues masculins ont souvent remis en question la qualité de mon code, me forçant à travailler d’autant plus fort pour leur prouver qu’ils avaient tort. Enseigner, c’est avoir l’opportunité de changer cette culture. Je crois que l’enseignement détermine beaucoup de choses pour la suite et je trouve ça important que ces nouveaux programmeurs partent avec cette ouverture d’esprit.» – Eden Rohatensky

Parmi les neuf étudiants, on retrouve une femme: Mengzhou Li, enseignante au secondaire. La jeune femme a décidé de changer de carrière et de devenir programmeuse. Elle a réalisé en 10 jours, accompagnée de deux acolytes, Dana Alibrandi et Ashraf Nazar, l’application PPParkit qui permet de connaitre les places de stationnement libres et non-libres à Montréal, ainsi que les places dont le paiement est encore valide «J’ai toujours trouvé que la tech était intimidante pour une femme. En fait, je me suis même toujours tenue loin de ce domaine-là à cause de la mono-culture de l’industrie, mais j’ai observé un changement en 2017 et ça me semble plus ouvert dorénavant.»

Puis, il y a la cofondatrice, Marie-Gabrielle Ayoub, qui après avoir longtemps travaillé en communication numérique s’est lancée dans l’aventure du Wagon. «Si j’avais eu Le Wagon dans ma vie, il y a 10 ans, j’aurais fait ce changement de carrières également. J’ai toujours été en contact avec des développeurs, mais je n’ai pas fait d’école d’ingénieur et je disais que c’était trop tard pour moi. Je me mettais moi-même cette barrière psychologique. Depuis que je me suis lancée dans Le Wagon, je rencontre beaucoup de femmes et de candidates qui me disent la même chose. Ça me plait de pouvoir offrir au plus de personne possible, ce qui m’a manqué.»

Les fondateurs souhaitent plus de femmes pour les prochaines cohortes et les inscriptions déjà effectuées sont encourageantes. Les chapitres du Wagon ont en moyenne entre 14 et 30% de femmes par cohorte.

Prochaine session: 29 mai au 28 juillet
Lieu: La Gare
Durée: 9 semaines
Le Wagon est un programmé créé en France qui s’est élargi à 19 villes dans le monde, formant plus de 1300 élèves.


Marie-Gabrielle Ayoub, la cofondatrice de Le Wagon Montréal et un étudiant.

Aussi dans Montréal :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!