Matteo Zamaria Les jeunes filles du challenge Technovation 2017

Comment peut-on utiliser la technologie afin de responsabiliser nos jeunes filles et d’en faire des citoyennes engagées? L’initiative Technovation Montréal, cofondée par trois femmes, en est à sa troisième édition. Explications avec l’une des cofondatrices, Stéphanie Jecrois.

Pendant 20 semaines, 10 équipes de 2 à 5 jeunes filles entre 10 et 18 ans apprennent toutes les étapes d’une création d’une entreprise technologique sociale. D’abord par l’élaboration d’un plan d’affaires, puis le développement du code source [note: elles apprennent les bases de la programmation] et enfin le développement du prototype d’une application mobile fonctionnelle. Il s’agit d’une compétition internationale qui se déroule dans plus de 80 pays à travers le monde, crée en 2009 à San Francisco. Au début de l’été, 10 équipes sont sélectionnées pour la finale. Les gagnantes remportent une somme d’argent qui leur permet de monter réellement leur entreprise.

L’idée de l’app, elles la puisent dans leur quotidien. La thématique naît souvent d’un problème qu’elles constatent au sein de la communauté. Elles valident par la suite la faisabilité de cette solution à travers des sondages, des recherches en ligne. Elles apprennent également à vendre leur idée en développant un pitch pour convaincre d’éventuels investisseurs. Deux mentors par équipe accompagnent les jeunes filles. Ce sont majoritairement des jeunes femmes, mais il y a également quelques hommes. Ils ont soit un profil d’affaires ou un profil technique.

Le but de Technovation? Exposer et sensibiliser les jeunes filles aux carrières en techno, en brisant les stéréotypes de l’industrie. Elles apprennent qu’elles peuvent devenir des actrices du changement dans la communauté et que chacun peut faire une différence.

«Si à 12 ans elles ont déjà crée un plan d’affaires, imagine ce dont elles sont capables à 25!» – Stéphanie Jecrois

«J’ai découvert Technovation en 2013 alors que c’était très peu connu au Canada. Je me suis renseignée et je me suis dit « Pourquoi pas? ». On m’a beaucoup encouragée à être avocate, médecin, à travailler pour le gouvernement, [note: Stéphanie Jecrois travaille pour la Ville] lorsque j’étais jeune. Je veux maintenant pouvoir responsabiliser les jeunes filles et leur ouvrir les horizons afin qu’elles sachent qu’elles peuvent faire tout ce qu’elles veulent», explique la cofondatrice.

Si vous voulez vous joindre à l’initiative, Technovation est régulièrement à la recherche de mentors pour accompagner les jeunes filles.

3 projets de l’édition 2017

Love Yourself. S’attaquer au problème d’estime de soi et des problèmes liés à l’alimentation. Pour renforcer sa confiance en soi, l’utilisateur répond à un questionnaire pour savoir comment elle/il se sent aujourd’hui et selon les réponses, des messages positifs s’affichent tels que «Tu es belle», «Apprécie-toi comme tu es», ainsi que des conseils d’alimentation et de saines habitudes de vie.
Peace Together. Comment accueillir, soutenir et faire sa part dans l’accueil des réfugiés au Canada. L’application donne des conseils et des ressources aux personnes souhaitant accueillir des réfugiés chez eux.
Econo.me. Comment aider les jeunes à mieux comprendre l’économie et ses grands principes. L’application explique les fondements de l’économie et donne des conseils financiers.

Les jeunes filles présenteront leurs projets lors du demo day.

Demo day
Mardi 9 mai de 17h30 à 20h
Gratuit
À l’espace CDPQ

Les 4 cofondatrices de Technovation: Christine Renaud (manquante sur la photo), Vanessa Chèrenfant, Éléonore Jarry-Ferron et Stéphanie Jecrois
Crédit photo: Matteo Zamaria

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