Yves Provencher/Métro Cheikh Diop

Une fois par mois, Métro propose, en collaboration avec le projet Alliés Montréal de la Conférence régionale des élus de Montréal (CRÉ), des portraits inspirants de Montréalais issus de l’immigration qui témoignent de leurs parcours et de leurs succès.

Avant même d’y mettre les pieds, Cheikh Diop était convaincu que le Québec était un endroit pour lui.

Et il ne s’y trompait pas. Un an à peine après son arrivée, sa situation en ferait déjà rêver plusieurs. Le Sénégalais d’origine, aujourd’hui directeur de comptes commerciaux pour le financement des entreprises à la Banque Royale du Canada, a raconté à Métro l’histoire de son intégration fulgurante.

Fils d’un consultant pétrolier, Cheikh Diop a été appelé vers l’étranger dès ses jeunes années. Son adolescence, il l’a d’ailleurs passée entre le Sénégal, le Gabon et le Maroc. En 2000, alors qu’il était âgé de 19 ans, il quittait l’Afrique et sa famille pour poursuivre sa scolarité en France. Il entreprendra des études en administration à l’Université d’Orléans.

Après l’obtention de son baccalauréat, Cheikh Diop est embauché comme contrôleur de gestion chez Schneider Electric. Il y restera pendant trois ans. «C’était une belle opportunité pour moi de travailler dans une grosse entreprise. À ce moment, j’hésitais encore quant à l’orientation que je voulais donner à ma carrière. Finalement, j’ai opté pour le management.»

Il intègre alors le programme de maîtrise très réputé de l’École Supérieure de Commerce de Grenoble en affaires internationales. «Il y avait des gens de 35 nationalités différentes dans le programme et j’étais le seul Africain. J’y ai passé là-bas mes meilleures années en France.»

Après avoir reçu son diplôme en 2010, il obtient un contrat chez ALBÉA, qui œuvre dans l’industrie des cosmétiques. Au même moment, un projet qu’il mène en parallèle depuis 2006 aboutit finalement lorsqu’il obtient sa résidence permanente pour le Canada. «C’était un pays que je voulais découvrir depuis longtemps. Je suis venu passer une semaine à Montréal en octobre 2011 pour préparer mon arrivée. J’ai été stupéfait par l’accueil et par la disponibilité des gens. Je me suis dit, voici l’endroit où je veux vivre.»

Il s’établit officiellement dans la métropole le 10 janvier 2012. Dix jours après son arrivée, il est engagé comme directeur de comptes chez Brome Capital. «J’ai postulé sur un poste de commis-comptable par une agence de placement. J’étais surqualifié pour l’emploi, mais je me disais que je devais commencer quelque part. Finalement, on m’a rappelé pour m’offrir le poste de directeur de comptes.»

Quelques mois plus tard, il est embauché par la Banque Royale du Canada pour un poste similaire. «Lorsque je suis arrivé ici, j’ai ouvert un compte à cette banque. J’ai été impressionné par la rapidité et le professionnalisme des gens qui m’ont reçu. J’étais convaincu de vouloir y travailler.» Son souhait sera finalement exaucé en décembre 2012. «Maintenant je travaille aussi au développement du portefeuille et j’ai plus de produits à offrir. C’est un avancement professionnel important pour moi.»

En parallèle, Cheikh Diop est très impliqué auprès de la Jeune chambre de commerce de Montréal. Il siège également aux conseils d’administration de la Société St-Vincent de Paul et du Moulin à musique.

Ce qu’il aime de son nouveau chez-soi? «Le Québec donne beaucoup d’opportunités aux gens et leur donne les moyens de s’intégrer. Puis j’adore la diversité de la ville et l’esprit des Montréalais.»

L’émission de Radio-Canada International Tam-Tam Canada a produit une version radio de ce reportage. Réalisé par la journaliste Anne-Marie Yvon ce dernier est disponible sur le site  de RCI : www.rcinet.ca/francais

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