L’anglais est la langue des affaires et la majorité des entreprises s’accorde pour dire que sa maîtrise est importante pour réussir. Pourtant, ces mêmes entreprises n’encouragent que très peu leurs employés à mieux le parler.

En effet, si près de 9 entreprises sur 10 affirment que la maîtrise de l’anglais est importante, seulement les deux tiers croient que leurs employés le maîtrisent adéquatement. Pire, moins de 65% des sociétés encouragent leurs employés à le maîtriser, selon une étude de l’Educational Testing Service et d’Ipsos Public Affairs.

Trois lacunes ressortent de cette étude effectuée auprès de 749 cadres de sociétés multinationales: la priorité accordée à l’anglais, le niveau de maîtrise de cette langue et l’évaluation de la formation linguistique offerte en entreprise.

«Les grandes entreprises ont un plus gros budget à dépenser en formation, mais elles ne le font pas suffisamment par rapport aux PME», souligne Estephan Kareh, directeur marketing de l’entreprise de formation linguistique Accent Unique.

Pour lui, ces entreprises tiennent pour acquis qu’elles trouveront un autre candidat qui parle anglais dans leur pile de CV. Mais les mentalités commencent à changer.

Selon l’étude, les entreprises «qui reconnaissent le besoin d’améliorer les compétences en anglais de leur main-d’œuvre, mais qui ne font rien en ce sens, peuvent se voir incapables de fonctionner dans le marché mondial».

«L’acquisition d’une compétence en communication dans les deux langues officielles offre un rendement sur le capital investi qui dépasse largement le rendement attendu. L’investissement profite non seulement à l’individu, mais aussi à la société et à l’économie politique qui en résulte», affirme Harold Chorney, économiste et professeur à l’Université Concordia, dans le document intitulé Do you speak English? Les avantages du bilinguisme au Canada, du Conseil canadien sur l’apprentissage.

Ainsi, une personne bilingue a un taux d’emploi supérieur à celui des unilingues, selon les résultats du recensement de 2006. Cet avantage est plus marqué à Montréal, avec un écart de 13% avec les unilingues francophones.

Même si les deux tiers des entreprises sondées offraient une formation en anglais, seulement 24% testaient leurs employés au terme de la formation. Pour Estephan Kareh, bien des entreprises cessent les formations une fois le budget épuisé. Bien souvent, les employés continuent quand même leurs cours, mais l’entreprise ne les valorise pas, indique-t-il.

Pourtant, en offrant des cours d’anglais, les entreprises pourraient faire d’une pierre trois coups: investir dans son avenir et celui de l’employé, valoriser et fidéliser l’employé et accroître ses occasions d’affaires. That’s something!

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