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À l’issue Sommet sur l’accessibilité aux soins de santé qui avait lieu ce week-end à Montréal, 280 médecins, infirmières, pharmaciens et étudiants se sont engagés à mettre en place des actions basées sur la collaboration entre les différents professionnels de la santé.

Ce sommet avait pour objet de trouver des solutions de rechange au projet de loi 20, qui doit imposer des quotas de patients aux médecins. «Nous avons constaté que le problème principal actuellement est le manque d’organisation du réseau de la santé», a affirmé Catherine Duong, porte-parole du regroupement des omnipraticiens pour une médecine engagée (ROME), qui organisait la consultation.

La déclaration adoptée dimanche comporte 12 solutions que les participants voudraient absolument voir dans une loi ou une entente ayant pour objectif d’améliorer l’accès aux soins de santé. Parmi elles, on propose d’augmenter le nombre de cliniques ouvertes 7 jours sur 7, 12 heures par jour, et de «revoir le mode de rémunération des différents professionnels de la santé de façon à valoriser toutes les activités de prise en charge globale plutôt que les actes cliniques individuels»

Les signataires demandent également l’abolition en deux ans des activités médicales particulières, qui obligent les médecins à travailler à l’hôpital, notamment à l’urgence. «Il manque de médecins de famille dans les cliniques alors qu’il y en a trop à l’hôpital», a justifié Dominique Hotte, médecin de famille.

Finalement, on propose de poursuivre la discussion par la création d’un organisme indépendant dont le mandat est l’amélioration de l’accessibilité aux soins et par l’organisation des États généraux de la santé.

Régine Laurent, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé, s’est montrée très satisfaite des discussions. «C’est une première qu’il y ait autant de discussions entre médecins et infirmières, a dit celle qui représente la majorité des infirmières du Québec. En se regroupant pour trouver des solutions, j’ai l’impression qu’on risque davantage d’être entendus.»

Les trois critiques officiels en matière de santé à l’assemblée nationale ont pris la parole samedi à l’événement. Le ministre de la Santé Gaétan Barrette a pour sa part décliné l’invitation. Il a tout de même pris le temps de prendre connaissance de la déclaration et de la commenter.

«Je suis surpris par ces engagements parce que la majorité sont déjà en implantation et le reste ne dépendent que des médecins, a mentionné M. Barrette en entrevue à RDI. Il n’y a rien qui empêche les médecins de travailler davantage avec les infirmières ou d’ouvrir leurs cliniques 7 jours sur 7, 12 heures par jour.»

«C’est un groupe qui avance des engagements honorables, mais qui ne seront que des vœux pieux s’il n’y a pas d’engagements ferme en terme de quantité», a-t-il poursuivi. Le ministre estime que les médecins de famille devraient s’engager à voir 20 patients par jour, 5 jours par semaine, 40 semaines par année.

 

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