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Des salons de coiffure membres du réseau Green Circle ajoutent par défaut des frais à la facture de leurs clients. Si le salon ne précise pas au consommateur que ce supplément est volontaire, il peut s’agir d’une pratique contrevenant à la Loi sur la protection
du consommateur.

Le réseau Green Circle, basé à Toronto, a pour mission de rendre le milieu des salons de coiffure plus écologique. À cet effet, il offre, par exemple, des services de récupération des cheveux et de contenants souillés de produits chimiques à ses membres. Pas moins de 1400 salons font partie de ce regroupement en l’Amérique du Nord dont près de 200 au Québec.

Les salons de coiffure membres peuvent assumer eux-mêmes les coûts liés à cette initiative. Ils peuvent aussi augmenter légèrement le prix de leurs services pour que le client assume sa part. D’autres salons ajoutent des frais supplémentaires – souvent 1 $ ou 1,50 $ – à la facture. C’est cette dernière façon de faire qui peut contrevenir à l’article 224 de la Loi sur la protection du consommateur.

Le directeur des opérations pour Green Circle, Scott Moon, a indiqué à TC Media que le réseau ne régit pas la façon dont les salons gèrent les coûts associés au programme. Il a toutefois confirmé qu’un rappel serait envoyé aux membres du réseau sur les façons adéquates de facturer ces frais.

«Un salon de coiffure qui, par exemple, annonce le prix d’une coupe de cheveux à 25 $ ne peut pas facturer 27 $ au client en ajoutant 2 $ de “contribution écologique”, a répliqué de son côté le responsable des relations avec les médias de l’Office de la protection du consommateur du Québec, Charles Tanguay. Il doit plutôt annoncer et dire à ses clients que la coupe de cheveux est
27 $. Il peut préciser que ce prix inclut une contribution écologique de 2 $.»

M. Tanguay détaille que si le client n’a pas le choix de payer un frais, celui-ci ne peut être distinct sur la facture. «Si un frais est ajouté à part, il faut que ce soit une option pour le client», a-t-il dit.

En visitant certains salons membres du réseau ou en s’informant sur leurs prix, TC Media a constaté qu’une «contribution écologique» était parfois facturée en plus sans que le client en soit informé et ait donné son accord.

M. Tanguay recommande aux consommateurs qui s’estiment floués par cette pratique de porter plainte à l’OPC.

Deux types de frais
«Écotaxe» n’est pas «écofrais»
Les «frais écologiques», «contribution écologique», ou «écotaxe» associés aux programmes comme celui de Green Circle ne sont pas semblables aux «écofrais», qui sont ajoutés aux factures des consommateurs à l’achat d’un produit électronique comme un téléviseur ou un ordinateur. Les «écofrais» servent à financer un programme de recyclage de produits en fin de vie et sont régis par la loi, un règlement ou un programme officiel relevant du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques ou de RECYC-QUÉBEC.

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