Collaboration spéciale Une tenue signée Mott 50

La griffe Mott 50 propose des vêtements tendance qui protègent aussi des rayons UV. La co-fondatrice, Anne Botica Reilly, explique pourquoi la marque est faite pour briller.

La protection solaire n’a jamais été un sujet sexy. Et c’est toujours une niche difficile, spécialement pour les marques à la mode.

Ironiquement, c’est ce qui a amené Monique Moore et Anne Botica Reilly à lancer leur griffe de vêtements de protection solaire, Mott 50. La marque porte le nom de leur ancienne rue – Mott Street, à New York – où le concept à vu le jour en mars 2011.

Leur intention? Prendre avantage du changement d’attitude des femmes envers le bronzage et la préservation de la peau. «Il y a un historique de cancer de la peau dans ma famille, donc j’ai vu ce que cette maladie fait, explique Mme Reilly. Ma tante en est décédée et ma mère combat actuellement un tel cancer.»

En dépit des avancées en matière de soins de la peau, la réalité, c’est que le cancer de la peau affecte de plus en plus de jeunes. Selon l’Organisation mondiale de la santé, 132 000 mélanomes, le cancer de la peau le plus redoutable, et de 2 à 3 millions de cancers de la peau de type non-mélanome (carcinomes) sont diagnostiqués dans le monde. Un chiffre appelé à augmenter encore. Si cette hausse des cas de cancers de la peau peut être attribuable à la détérioration de la couche d’ozone, cela ne nous libère pas de nos responsabilités.

Heureusement, les vêtements comportant un FPU (facteur de protection ultraviolet) n’ont pas besoin de ressembler à un poncho ou à un t-shirt informe. «Nous avions remarqué que beaucoup de ces vêtements n’étaient pas très attirants aux yeux des femmes et qu’en plus, ils sont inconfortables, fait valoir Mme Reilly. Certaines clientes aiment les tissus et le style de nos créations, tout simplement. Le FPU n’est pour elles qu’une valeur ajoutée.» L’erreur de plusieurs autres marques du genre, et ce qui a causé leur perte, c’est qu’elles ont misé sur l’aspect sécuritaire plutôt que sur le style.

«Nous n’avons pas créé une marque haute couture, concède la designer, mais nous essayons de coller aux tendances.» Actuellement, Mott 50 offre des basiques, notamment des cardigans, des tuniques, des robes maxi et des chemises à manches longues et à manches courtes pour les hommes. «Nous nous inspirons de ce que des designers comme Ralph Lauren, Burberry Prorsum et Thakoon proposent et nous essayons de créer des vêtements un peu plus funky», ajoute-t-elle. Pour le duo, le plus grand défi est de trouver les bons matériaux. Pour le moment, elles utilisent de la popeline de coton et de l’élasthanne de bambou, mais elles travaillent à élargir la gamme.

Pour qu’un tissu soit certifié FPU 50, les fabricants doivent y ajouter un mélange qui rend le tissu moins poreux, ce qui empêche les vilains rayons UV de traverser la barrière textile. Il est inquiétant de savoir qu’un «t-shirt moyen a seulement un FPU de 5», rappelle la native de Chicago. Cela dit, est-ce qu’une telle collection a un avenir, étant donné la variété de produits de soins anti-UV maintenant offerts sur le marché? Anne Botica Reilly croit que oui. «Les avancées dans le domaine de la protection solaire nous aident, estime-t-elle. Ça éveille les consciences et stimule la demande de produits comme les nôtres.»

Les deux filles planifient déjà de créer davantage de pièces pour hommes la saison prochaine, de même qu’une collection pour enfants, qu’elles considèrent comme un «énorme marché».

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