GaLö; Mannequin et Direction artistique: Kacendra Girard; Coiffeuse : Malina Tang; Maquilleuse: Tora Chirilå Un des premiers clichés de la collection automne 2016 de Maison CYMA

Les luxueuses créations des designers Cynthia Girard et Mary-Jo Dorval seront présentées à la Semaine de mode de New York le 12 février. Malgré leur emploi du temps chargé – une éventuelle collection d’accessoires étant en chantier –, elles ont partagé la philosophie de leur griffe avec Métro.

Cinq expressions-clés pour décrire la démarche de leur maison, CYMA.

Conscience collective
«Il est de notre responsabilité de nous poser des questions sur l’impact de nos choix et de nos actions en termes de consommation, estime Cynthia Girard. Nous voulons que notre marque sensibilise la collectivité à la provenance de la fourrure: dans une société de consommation rapide, il n’est pas toujours possible de s’attarder au processus par lequel la matière est produite, puis portée.»

Totem éthéré
Totem éthéré: Joyaux. La collection automne-hiver 2016-2017 qui sera dévoilée le mois prochain à New York «combine l’opulence de la royauté française avec les lignes graphiques du modernisme, commente la designer. Nous nous sommes inspirées de la force et de la dignité qui se trouvent dans toute forme de vie afin de créer des silhouettes qui reflètent caractère et puissance.»

Visées internationales
La marque participera aussi, en mars, à une mission commerciale à Paris. Mission France, organisée par la Fondation de l’entrepreneurship, accompagne cette année 12 jeunes entrepreneurs ayant «un potentiel de croissance à l’international». «Il s’agit là d’une première étape logique pour notre expansion à l’international», précise Cynthia Girard. Et ce n’est pas tout: la griffe vient d’être sélectionnée pour l’événement Fashion Art Toronto, une semaine dédiée aux arts et à la mode.

Fourrure recyclée
«Toutes deux très concernées par l’industrie de la fourrure neuve, nous avons décidé d’intégrer le concept de fourrure recyclée au cœur de notre entreprise, non pas à titre de simple textile, mais plutôt afin de rendre hommage aux animaux, souligne Mary-Jo Dorval. Savez-vous qu’un manteau de fourrure bien entretenu peut se garder jusqu’à 100 ans?» Les fourrures, soigneusement inspectées avant d’entamer leur deuxième vie, proviennent de parti­culiers, de friperies ou de spécialistes en rachat de manteaux.

Cuir de poisson
«Le cuir de poisson est très intéressant à travailler en raison de sa texture et de la multitude de finis qu’on peut lui donner, continue-t-elle. Il a également un avantage technique: mince et souple, il a une résistance à la déchirure de 90 newtons.» Le cuir de saumon et de perchaude d’origine islandaise mis en valeur dans leurs vêtements «est produit en respectant l’environnement de deux manières: d’abord, c’est un sous-produit de l’industrie de la pêche. Ensuite, le processus de production utilise deux sources d’énergie renouvelable, soit l’hydroélectricité et la géothermie.»

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