Ryan Remiorz Ryan Remiorz / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Troy Terry ne pensait probablement pas être comparé à T.J. Oshie au terme du match de demi-finale du Championnat mondial junior face à la Russie. Il a pourtant tout fait pour mériter ces comparaisons.

L’espoir des Ducks d’Anaheim a marqué trois fois en tirs de barrage pour permettre aux États-Unis d’accéder à la finale grâce à un gain de 4-3 face contre leurs éternels rivaux. Si Terry a obtenu la chance de briller plus souvent qu’à son tour, mercredi, Oshie avait pour sa part inscrit quatre buts en tirs de barrage contre la Russie en ronde préliminaire lors du tournoi olympique de Sotchi.

«Je ne sais pas si on peut m’inclure dans la même ligue que lui, a lancé Terry en riant. Mais c’est certainement un honneur que mon nom soit mentionné dans la même phrase. Je cherche encore mes mots, je tremble encore.»

Ça aura pris sept tentatives de chaque côté pour trancher le débat en fusillade. Terry a eu le numéro du gardien Ilya Samsonov, le battant entre les jambières à chaque occasion. Il a affirmé avoir tout vécu la séance au ralenti et avoir ressenti quelques palpitations à sa deuxième tentative, alors qu’il devait absolument marquer pour garder les Américains en vie.

«Si Oshie n’avait pas fait ça et qu’un entraîneur n’avait pas paver la voie à ce genre de décision, je ne l’aurais peut-être pas fait, a déclaré l’entraîneur américain Bob Motzko. Les chances ne sont pas en votre faveur.

«La chose avec Troy Terry, c’est qu’il a de la glace dans les veines et son pouls ne change jamais. Je savais qu’il allait continuer.»

Du côté de la Russie, Denis Guryanov a touché la cible à deux reprises et Mikhail Vorobyov a auasi marqué, mais ce ne fut pas suffisant pour permettre aux leurs de remporter ce duel. Les Américains ont ainsi empêché les Russes de participer à la finale pour la troisième année de suite et ont par le fait même accédé au match ultime pour la première fois depuis 2013, alors qu’ils avaient remporté l’or.

Les États-Unis affronteront le gagnant du duel entre la Suède et le Canada, tandis que le perdant fera face à la Russie pour l’obtention du bronze.

Les deux gardiens, Tyler Parsons et Samsonov ont été sublimes tout au long de la rencontre, l’un réalisant 33 arrêts et l’autre 41, en 70 minutes de jeu. Les États-Unis avaient obtenu les meilleures chances de marquer en prolongation. Joey Anderson a notamment touché la barre transversale avant d’être frustré par Samsonov, qui nageait dans son filet, à quelques secondes d’intervalle.

Avances bousillées

La troupe de Valeri Bragin s’en voudra certainement puisqu’elle a échappé deux avances d’un but au cours de ce duel serré. Kirill Kaprizov et Guryanov ont donné les devants aux Russes à deux occasions lors des 40 premières minutes de jeu, mais chaque fois, les Américains ont riposté.

Colin White, avec son premier de la rencontre, et Luke Kunin, en avantage numérique, ont ramené les deux équipes à la case départ avant que Parsons n’effectue les deux arrêts les plus importants du match pour empêcher les Russes de prendre deux buts de priorité. Le portier a d’abord frustré Kaprizov sur un tir sur réception de l’enclave avant de se déplacer sur sa droite pour repousser le tir d’Alexander Polunin.

Sur la séquence, le gardien américain a été ébranlé par un contact à la tête avec Polunin, mais il est demeuré dans la rencontre après avoir passé de longues minutes au sol. Ses coéquipiers l’ont récompensé quelques instants plus tard quand le tir des cercles de White a dévié sur le défenseur Mikhail Sergachev avant de se faufiler sous le bras de Samsonov, qui a connu un fort match.

Le portier russe s’est notamment signalé en troisième période lorsque le dangereux Keller a obtenu un tir de pénalité après avoir été retenu par Sergei Zborovski sur une échappée. Il a sorti la mitaine pour garder les siens dans le match, et il a à son tour été remercié quand Guryanov s’est échappé pour déjouer Parsons entre les jambières à 6:04 de la troisième.

Les deux gardiens ont ensuite fermé la porte pour pousser le match en prolongation, où aucun des deux n’a voulu céder.

Aussi dans Sports :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!