Montréal

Hausse abusives des loyers : le RCLALQ demande l’intervention du ministre

Un groupe de défense des droits des locataires demande au ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, d’instaurer un contrôle obligatoire et universel des loyers afin de contrer les hausses abusives.

«Pourquoi les locataires doivent-il se battre à tous les ans contre les hausses abusives des loyers», a demandé mercredi la porte-parole du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ), France Émond. Selon elle, exiger des propriétaires qu’ils utilisent la grille de calcul des hausses de loyers mis en ligne par la Régie du logement suffirait à mettre fin aux augmentations abusives. Cet outil tient compte de la variation des taxes municipales et scolaires, des améliorations majeures faites au bâtiment et des coûts d’exploitation.

Pas moins de 88,9% des demandes d’augmentation de loyers faites par les propriétaires ne respectaient pas les critères de la Régie du logement, révèle une compilation faite par une trentaine de comités logements du Québec.

«Les locataires ont en moyenne reçu des hausses de 3,8%, ce qui veut dire que les ménages qui les ont acceptées se sont fait extorquer en moyenne de 153$ par année», a indiqué Mme Émond.

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Présentement, si un propriétaire exige une hausse de loyer qui n’est pas conforme aux estimations de la Régie du logement, le locataire peut la refuser. Une demande doit ensuite être présentée à la Régie pour qu’elle intervienne pour régler le différend. France Émond a rapporté que ce processus est souvent marqué par la désinformation et l’intimidation.

«Dans leur avis, les propriétaires ne laissent pas comme choix aux locataires de refuser l’augmentation du loyer, a-t-elle mentionné. Ils trompent les locataires qui pensent qu’ils doivent accepter la hausse ou quitter. Les locataires ont de leur côté peur des représailles et d’être évincé de leur logement.»

Le RCLALQ doit rencontrer le ministre des Affaires municipales le mois prochain pour lui faire part de ses revendications. Métro a tenté de rejoindre le cabinet de M. Gaudreault pour connaître ses intentions, mais il a obtenu aucune réponse.

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