Comme tous les 22 du mois, quelques milliers d’étudiants ont défilé jeudi dans les rues de Montréal pour défendre un idéal en éducation. Cette fois-ci, l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) s’attaquait à la marchandisation de l’éducation.
«Nos gouvernements veulent de plus en plus arrimer l’éducation postsecondaire au marché alors que l’éducation postsecondaire devrait avoir des orientations humanistes, de transmission de la connaissance et de développement d’un esprit critique», a affirmé jeudi le porte-parole de l’ASSÉ, Jérémie Bédard-Wien, à l’occasion de la Semaine internationale contre la marchandisation de l’éducation.
Comme dans plusieurs pays, près de 60 000 étudiants québécois ont quitté les classes pour dénoncer le changement de mission de l’éducation.
L’ASSÉ a profité de l’occasion pour réclamer que la gratuité scolaire soit instaurée, qu’une commission d’enquête soit instituée sur les interventions policières et que toutes les accusations criminelles et pénales portées contre les étudiants au printemps derniers soient retirées.
La manifestation organisée par l’ASSÉ a été déclarée illégale par les policiers moins d’une heure après le départ. Aucun itinéraire ne leur avait été fourni. Les policiers ont toutefois toléré la manifestation puisqu’aucun acte criminel n’a été commis. Elle s’est terminée dans le calme un peu avant 17h au carré Émilie-Gamelin.
La FEUQ et la FECQ absentes
Ni la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), ni la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) n’ont participé à cette manifestation. Elles préfèrent concentrer leurs énergies sur le Sommet de l’éducation postsecondaire qui se déroulera au moins de février.
- «Pour aller chercher des gains pour les étudiants, c’est là que ça se passe», a indiqué le vice-président de la FEUQ, Yannick Grégoire.
- La FECQ croit de son côté que la rue n’est pas le bon endroit pour débattre des enjeux de l’éducation.
