Le Bureau canadien d’investigations et d’ajustements (BCIA), la firme de sécurité qui a causé la perte du ministre Tony Tomassi, a cinq contrats avec la Ville de Montréal. L’opposition voudrait revoir ces contrats afin de s’assurer qu’ils ont été attribués dans les règles de l’art.
BCIA assure la surveillance dans les arrondissements de Verdun, de Pierrefonds-Roxboro et de Saint-Léonard. L’entreprise est également responsable de la surveillance du siège social du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et de l’usine d’épuration des eaux usées.
La chef de l’opposition officielle, Louise Harel, a demandé à l’administration du maire Gérald Tremblay de revoir les contrats pour s’assurer que toutes les personnes qui sont engagées par la Ville sous l’égide de BCIA soient au-dessus de tout soupçon.
Pour le moment, la Ville n’a pas l’intention d’accéder à cette demande. «Nous avons un lien contractuel avec BCIA, a expliqué le porte-parole du comité exécutif, Bernard Larin. Pour l’instant, rien n’a changé dans ce lien.»
Verdun, qui avait conclu une entente de cinq ans avec BCIA en 2005, a choisi de la prolonger il y a quelques jours. L’arrondissement n’entend pas résilier le contrat, qui lui coûtera 1,2 M$ pour un an.
Une entreprise en difficulté
Malgré plusieurs contrats avec la Ville, la Société d’assurance automobile du Québec et l’Agence métropolitaine de transport, BCIA n’a pas le vent dans les voiles.
- L’entreprise s’est placée sous la protection de la Loi sur la faillite à la fin avril.
- Le président de la firme de sécurité, Luigi Coretti, fait face à une vingtaine de poursuites, selon ce qu’a révélé La Presse.
- Luigi Coretti aurait versé illégalement plusieurs milliers de dollars au Parti libéral du Québec par l’entremise des cadres de BCIA.
- Le ministre Tony Tomassi a perdu son poste après avoir utilisé une carte de crédit de BCIA.