Montréal

Les initiatives politiques se multiplient au Québec

Signe des risques de balkanisation de la politique québécoise, ce sont 24 noms de partis politiques qui ont été réservés auprès du Directeur général des élections du Québec (DGEQ) ces six derniers mois.

«C’est vrai qu’on note une certaine recrudescence, mais c’est souvent le cas lors d’une troisième année de mandat», note Cynthia Gagnon, porte-parole du DGEQ. Pendant l’année 2007, près de 27 noms avaient été réservés. En comparaison, il n’y a actuellement que 17 partis reconnus officiellement dans la province.

Mais c’est sans compter les coalitions ou les mouvements citoyens qui n’ont pas encore sauté le pas pour se transformer en partis et qui échappent donc aux statistiques. Mardi, deux d’entre eux ont donné de la voix.

Le Nouveau mouvement pour le Québec (NMQ) est le plus connu des deux. Après plusieurs sorties publiques, le mouvement piloté par Jocelyn Desjardins dévoilait mardi un premier rapport sur l’état de la langue française. Le rapport co-signé par l’ancien journaliste de Radio-Canada, Daniel Raunet, dresse un constat sombre sur l’état du français au Québec.

«L’indépendance est la meilleure sécurité linguistique qui soit», selon M. Desjardins qui présentait mardi, une liste de solutions réalisables d’ici là. Parmi elles, citons l’extension du programme de francisation aux entreprises de plus de 10 salariés (et non pas 50 comme c’est le cas actuellement), l’instauration d’un test de français pour les immigrants et l’abolition des écoles passerelles.

Après Montréal et Québec le NMQ organise, d’ici la fin du mois, deux assemblées publiques à Gatineau et Sherbrooke.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version