S’il est élu maire de Montréal, Richard Bergeron tenterait de remédier aux problèmes de cohésion à Montréal à travers les projets rassembleurs et non par des fusions forcées.
«Réconcilions-nous en développant des projets communs et graduellement les frontières vont tomber entre les arrondissements, entre le central et le local, entre les villes liées, a-t-il déclaré dimanche à l’occasion du Conseil général de Projet Montréal. À terme […] on sera peut-être rendu à l’étape de dire : on devrait revoir la structure de manière à ce que ce soit encore plus facile de travailler ensemble.»
M. Bergeron a été invité à se prononcer sur le sujet à la suite du discours de Jean Paul L’Allier, ancien maire de la ville de Québec (1989-2005), devant les membres de Projet Montréal.
M. L’Allier, qui a également été ministre sous Robert Bourassa (1970-1976), croit que les défusions, autorisées en 2003 par le gouvernement Charest, représentent une mauvaise décision.
«Montréal aurait survécu comme toutes les autres villes canadiennes aux fusions, a-t-il affirmé. Montréal est affaibli du seul fait qu’on ne peut pas connecter toutes les forces vives ensemble.»
Selon M. L’Allier, le développement de Montréal devra passer par l’intégration des intérêts de la Rive-Sud et de la Rive-Nord afin de partager les efforts, les risques et une partie du bénéfice.
L’homme politique a cité la ville de Québec au chapitre des fusions qui connaissent un succès. S’il y avait un référendum aujourd’hui, il croit qu’aucune ville ne défusionnerait, même Sainte-Foy et Sillery, autrefois réfractaires.
M. L’ Allier a également souligné que sa présence ne devait pas être associée à une quelconque prise de position politique. «Je ne veux pas prendre pour un parti ou un autre, je n’ai pas à me mêler de ça », a-t-il indiqué.
Projet Montréal prépare les élections
- M. Bergeron, dont la candidature aux élections municipales de 2013 est confirmée depuis 2011, a affirmé qu’il continuait ses efforts en vue de recruter des candidats dans les autres formations politiques, notamment.
- Il s’est dit conscient qu’il devra fournir un effort supplémentaire afin de gagner les banlieues montréalaises, alors que son parti est mieux implanté au centre.
- Pour la première fois, Projet Montréal proposera une plateforme électorale, en 2013.