La firme de gestion de projets Macogep, mise en cause jeudi par Louise Harel dans un dossier d’usurpation d’identité à la l’Hôtel de ville, a exigé vendredi des excuses et une rétractation de la part de la chef de l’Opposition officielle.
Dans un communiqué publié en matinée, le président de Macogep, Louis Yves Lebeau, a déclaré que la sortie de Mme Harel était «truffée d’éléments faux et mensongers, de même que de mots très insultants à l’égard de Macogep».
«Toute son argumentation tenait sur le témoignage d’un seul employé… et le syndicat de celui-ci considère qu’il n’y a même pas matière à faire cheminer un grief, a affirmé M. Lebeau. Après plusieurs lectures et visionnements de la sortie inappropriée de Mme Harel, je ne m’explique toujours pas comment une élue qui occupe un tel poste à Montréal et, qui plus est, a été ministre des Affaires municipales du gouvernement du Québec, peut à ce point déformer les faits.»
Le président de Macogep a rappelé que son entreprise n’était pas une firme de génie-conseil, mais bien une «firme de gestion de projet qui est totalement indépendante». De plus, M. Lebeau a nié que Macogep ait obtenu «près de trois quarts de milliards de dollars de contrats». Selon lui, sa firme gère environ «15 M$ de travaux» par année pour la Ville.
«Mme Harel ne comprend pas le rôle qu’assume une firme de gestion de projets indépendante auprès des donneurs d’ouvrages tels la Ville de Montréal», a conclu Louis Yves Lebeau.