Après près de deux ans d’attente, l’administration de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR) attend toujours l’aval de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal pour amorcer ses travaux de modernisation.
«On ne veut pas devenir le pont Champlain de la santé, et qu’on s’occupe de notre cas seulement quand il deviendra urgent, dénonce le Dr Rafik Ghali, porte-parole de la Coalition citoyenne pour l’HMR. On ne pourra pas poser une poutre pour atténuer les dégâts. On doit commencer à construire maintenant.»
Alors que leur service de dialyse est placé dans des roulottes et que le toit de leur bloc opératoire coule, Dr Ghali déplore le silence radio de l’Agence de la santé concernant leur projet de chantier de 900M$ permettant la modernisation des locaux de l’hôpital.
«L’Agence nous a posé de nouvelles questions au début de l’automne concernant le plan clinique que nous avions déposé en février 2012, nous disant qu’on obtiendrait des nouvelles en décembre. Depuis, nous n’avons pas de nouvelles», souligne M. Ghali.
Suite à l’analyse du dossier, l’Agence doit transmettre, s’ils le jugent adéquat, l’avis de pertinence au ministre de la Santé donnant son appui au projet.
«On est un peu inquiets. On veut bien attendre, mais si en janvier nous n’avons pas plus d’information, on risque de hausser le ton et d’interpeller directement le ministre», avoue le porte-parole.
Pendant ce temps, l’affluence de l’hôpital, qui dessert le tiers des citoyens de l’île de Montréal, ne fait qu’augmenter suite aux travaux dans les locaux de l’urgence. L’hôpital enregistre 500 patients de plus par mois, selon le médecin.
«On a toujours l’impression que l’Est de Montréal est mal évalué par l’Agence. Il serait temps d’investir dans le secteur. Après tout, HMR est le plus grand employeur dans l’Est de Montréal», note le Dr Ghali.
La porte-parole de l’Agence de la santé et des services sociaux, Lise Chabot, a indiqué mardi que leurs spécialistes ont procédé à l’analyse du plan clinique de l’HMR. L’Agence doit entrer en contact avec l’HMR «sous peu» afin de leur transmettre leur position.
«Je ne peux pas vous donner de date exacte», a mentionné Mme Chabot.
