Les partis municipaux s’entendent pour que la Ville fasse son possible pour sauver les 1 800 emplois d’Aveos dans la métropole.
L’annonce de la fermeture de l’entreprise d’entretien aéronautique, dimanche, a créé une onde de choc dans la classe politique montréalaise. «J’ai été surpris d’apprendre la situation d’Aveos, car je n’avais pas été informé, a commenté le maire Tremblay. Je me suis entretenu avec le ministre Sam Hamad et le président d’Air Canada, et tous les deux sont aussi surpris que moi.»
De son côté, Louise Harel, chef de l’opposition officielle, a rappelé qu’Air Canada avait, depuis sa privatisation en 1988, l’obligation légale de maintenir un centre d’entretien et de révision dans la région montréalaise. L’aéronautique y occupe d’ailleurs 1 employé sur 47. «Ce n’est pas parce qu’Aveos ferme ses portes qu’elle est libérée de ses obligations», a dénoncé Mme Harel. «Nous demandons au maire de faire respecter le cadre de cette loi», a-t-elle insisté.
Richard Bergeron, chef la seconde opposition, est allé à la rencontre des travailleurs mis à pied pour leur apporter son soutien. «C’est une bataille qui commence», a-t-il assuré.
Les oppositions ont été entendues par le maire, qui a promis de se pencher sur la loi qui règlemente la société Air Canada afin d’évaluer la possibilité de recours juridiques contre le licenciement des employés d’Aveos. «Nos avons déjà commencer à entreprendre des démarches dans ce sens», a affirmé M. Tremblay.