Montréal

Tarif d’électricité des usines d’eau: Montréal évalue «ses options»

Montréal évalue les recours possibles après avoir perdu, devant la Régie de l’énergie du Québec, sa bataille contre Hydro-Québec, qui a retiré en 2014 un tarif d’électricité préférentiel aux usines d’eau potable et d’épuration des eaux usées de la métropole.

«On va regarder les options», a affirmé lundi le maire de Montréal, Denis Coderre, lors d’une mêlée de presse. Ce dernier se disait «déçu» que le tarif préférentiel L, réservé à l’industrie, ne puisse plus être attribué aux usines de production d’eau potable Charles-J.-Des-Baillets et Atwater, ainsi que les stations de pompage McTavish et Jean-R.-Marcotte. Celles-ci doivent se contenter du tarif LG, qui, lui, est soumis aux augmentations du bloc patrimonial. La Ville a ainsi vu ses dépenses augmentées de 131 626$, seulement pour la période couvrant les mois d’avril à juillet 2014.

«On traite l’eau potable pour 50% de la population, a dit M. Coderre. On devrait prendre ça en considération, compte tenu que ça coûte beaucoup d’argent pour une question de qualité de vie.»

Dans un jugement daté du 27 mai dernier, la Régie de l’énergie a statué que les usines d’eau potable et d’épuration des eaux usées poursuivent des «activités non industrielles». Selon son régisseur, Marc Turgeon, le tarif L est donné à des grandes entreprises comme «un avantage économique». «La Ville n’opère pas dans un tel contexte, a-t-il écrit. Il s’agit d’un monopole naturel. Il n’y a aucun risque que la Ville cesse ces opérations ou quitte l’île de Montréal.»

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