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La fin de l’ALÉNA entraînerait la perte de 85 000 emplois au Canada

Students working on engineering class project

Rédaction - La Presse Canadienne

OTTAWA — La croissance du produit intérieur brut canadien pourrait être amputée de 0,5% et le marché du travail pourrait perdre environ 85 000 emplois en un an si l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) devait prendre fin, a calculé le Conference Board du Canada.

Alors que les négociations sur l’accord commercial devraient se poursuivre dans une huitième ronde dans les prochaines semaines, le groupe de recherche a dressé dans un rapport un portrait de ce qui pourrait être le meilleur scénario envisageable dans un monde post-ALÉNA.

Même si le rapport du Conference Board suggère un impact modeste sur l’économie canadienne, le groupe a précisé que son analyse ne tenait pas compte de plusieurs réactions possibles, notamment des mesures commerciales supplémentaires des États-Unis, incluant des barrières non tarifaires et une réaction plus forte de la part des entreprises.

L’analyse calcule que les exportations réelles de marchandises reculeraient de 8,9G$, soit 1,8%, dans la première année suivant un abandon de l’ALÉNA. Les exportations de véhicules automobiles et de leurs pièces seraient les plus touchées, avec une perte d’environ 6G$.

Les tarifs et la dépréciation du dollar canadien feraient aussi grimper le coût des importations américaines au Canada, ce qui ferait diminuer les importations réelles d’environ 8,8G$, ou 1,8%.

La hausse des prix des importations, le déclin résultant dans la consommation des ménages et la perte de compétitivité des exportations entraîneraient une baisse de 3,3G$ dans les dépenses d’investissement des entreprises pendant la première année, précise le rapport.

Les investissements pourraient diminuer à plus long terme, puisque le Canada serait moins en mesure d’attirer des investissements sur la base d’un accès préférentiel au marché américain. Cela affecterait aussi la croissance économique à long terme, ajoute l’analyse.

Les pertes d’emploi se poursuivraient lors de la deuxième année suivant un abandon de l’ALÉNA, portant leur total à 91 000.

«De l’avis général, les négociations pour le renouvellement de l’ALÉNA ne se déroulent pas bien depuis qu’elles ont commencé l’an dernier», a observé le Conference Board du Canada dans son rapport.

«Les discussions ont permis à plusieurs observateurs de spéculer quant à un éventuel retrait de l’administration Trump de l’accord en vigueur depuis 24 ans.»

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