Les Québécois sont prêts à payer plus pour des produits respectueux de l’environnement et croient que les gouvernements devraient être plus sévères dans leurs mesures vertes.
C’est ce qui ressort d’un sondage pancanadien mené par l’Association de la recherche et de l’intelligence marketing rendu public hier.
«On ne s’attendait pas à une si grande conscientisation», assure le porte-parole Alain Choinière. Selon lui, le fait que les gens soient de plus en plus informés sur la question a semé une certaine «angoisse collective».
C’est que, selon le sondage, 45 % des Québécois croient que les changements climatiques ont déjà causé des torts à leur famille. En réaction, 74 % des Québécois se disent prêts à payer plus cher pour acheter des produits plus verts. «Il y a dix ans, ce n’était pas le cas. On voulait payer un prix égal pour un produit moins dommageable», explique M. Choinière à Métro.
De plus, 29 % des automobilistes disent envisager l’achat d’une voiture hybride. Entre les prévisions et la réalité, il y a toutefois un écart précise M. Choinière.
Des actions à encadrer
L’étude demontre que, si les Québécois changent leurs habitudes, ils s’attendent à ce que le gouvernement en fasse davantage pour les pousser à faire plus. Dans le lot, 91 % des Québécois croient que l’État doit avoir des mesures pluspersuasives.
Pour la ministre de l’Environnement Line Beauchamp, il faut un «certain courage» pour présenter des lois plus «agressives». La ministre a cité en exemple à Métro son projet de redevances de 10 $ par tonne de déchets stockés dans les sites d’enfouissement.