Après sept heures de débat, la Ville de Toronto a interdit à son tour la vente de bouteilles d’eau en plastique dans ses bâtiments publics, arénas, centres communautaires et dans le métro.
À Montréal, par contre, on préférerait l’option de la consigne pour favoriser la récupération et le recyclage des bouteilles en plastique. «On a fait une demande en ce sens à la ministre québécoise de l’environnement, en février dernier, indique Alan DeSousa, responsable du développement durable à la Ville de Montréal.
«Pour les embouteilleurs, il est préférable que la législation soit la même à l’échelle de la province», croit M. DeSousa, qui pense que la ministre devrait faire connaître ses orientations quand elle présentera le deuxième volet de la Politique québécoise de gestion des déchets, début 2009.
Sceptique
Même s’il pense que la consigne serait une bonne option, Joe Cressy, porte-parole de l’Institut Polaris est sceptique. «Les grands producteurs d’eau embouteillée (Coca-Cola, Nestlé, Pepsi) sont contre les consignes, car ça leur coûte de l’argent. Ils ne bougeront que sous la pression.»
Actuellement, 17 villes au Canada ont banni les bouteilles d’eau en plastique de leurs édifices publics et 45 autres songent à le faire, dont Vancouver et Ottawa. Les embouteilleurs prétendent, eux, que leurs produits sont recyclables et que le consommateur doit avoir le choix.