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Profondément divisés, les Canadiens?

Marie-Luce Pelletier-Legros, Métro

Les questions concernant la politique étrangère du pays, d’Omar Khadr au protocole de Kyoto, divisent profondément les Canadiens, selon un récent sondage mené par la Fondation Trudeau en collaboration avec l’Institut québécois des hautes études internationales.

Le sondage démontre, entre autres, que 48 % des Canadiens croient qu’Omar Khadr ne devrait pas être traduit en justice devant la cour martiale américaine, alors que 30 % estiment qu’il s’agit d’une bonne chose. Pour ce qui est de Kyoto, 40 % des répondants sont en accord avec le fait que le Canada a laissé tomber ses engagements envers le protocole, tandis que 50 % sont en désaccord.

La même étude démontre pourtant que les Canadiens se rassemblent derrière les mêmes valeurs, comme la défense des droits de la personne, importante pour 93 % des répondants, la liberté d’expression (90 %) ou l’égalité des sexes (87 %).

Le président de la Fondation Trudeau, Pierre-Gerlier Forest, a été étonné par les résultats de ce sondage.

«Ce qui me frappe, c’est que les Canadiens forment un consensus sur les mêmes grands principes. Là où la division se produit, c’est sur l’application de ceux-ci. Je crois qu’en tant que nation, nous n’avons pas encore réussi à articuler une politique étrangère pour le 21e siècle qui va réconcilier les principes et leur mise en Å“uvre», tente d’expliquer M. Forest.

Ce sondage voit le jour alors que le 5e colloque sur la place du Canada dans le monde s’ouvre jeudi à Montréal.

Déclin de l’influence du Canada
D’autre part, selon ce même sondage, plus de la moitié des Canadiens croient que l’influence de leur pays sur la scène internationale est en déclin.

Quelque 51 % des répondants jugent que le poids du Canada à l’étranger diminue, dont 16 % qui trouvent ce déclin «sérieux».

«La difficulté que l’on a encore à ajuster notre politique étrangère à un monde changé à l’intérieur et à l’extérieur est une des sources de cette perception un peu pessimiste du rôle du Canada», a avancé M. Forest.

Avec la presse canadienne

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