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Opération Nez Rouge: 25 ans et toutes ses dents

Opération Nez Rouge fête cette année ses 25 ans. Pour l’occasion, l’organisme a fait appel à l’humoriste Laurent Paquin pour faire la promotion des comportements à adopter lorsqu’on a bu un verre de trop. Métro s’est entretenu avec Julie Royer, responsable des communications de Nez Rouge.

Pourquoi avez-vous choisi l’humoriste Laurent Paquin pour être le porte-parole de la 25e année d’Opération Nez Rouge?
Laurent Paquin avait démontré de l’intérêt pour l’Opération Nez Rouge et est rapidement devenu un très bon ambassadeur. De manière plus générale, chaque année, nous demandons à un humoriste d’être porte-parole parce que les humoristes sont très près de la population, ce qui amène un certain degré de sympathie de la part du public. En plus, nous voulons que notre message soit humoristique et non moralisateur.

Les Québécois se sont-ils responsabilisés par rapport à l’alcool au volant en 25 ans?
Les gens ont sans l’ombre d’un doute changé leurs habitudes. Au début de Nez Rouge, en 1984, c’était presque drôle de conduire en état d’ébriété, et on sait très bien qu’aujourd’hui, ce n’est plus drôle du tout. Nez Rouge est arrivé à un moment crucial, alors que le gouvernement et les services de police commençaient à mettre en place des mesures pour contrôler l’alcool au volant. Au début, les gens n’étaient pas très réceptifs, mais au fil du temps, ils se sont ouverts au projet.

Ce service pourrait-il être offert à l’année?
Non, parce que ce n’est pas le but de l’opération. Au départ, le message de Nez Rouge était que nous offrions un service de chauffeur privé, mais aujourd’hui, nous voulons encourager les gens à appeler un parent, un ami, un taxi et en dernier recours Nez Rouge quand ils ont bu un verre de trop. Nous voulons responsabiliser les gens et les pousser à adopter un bon comportement d’eux-mêmes. Nez Rouge ne doit pas être une béquille.

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