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Les Québécois aux urnes le 8 décembre

Jean Charest a demandé ce matin au lieutenant-gouverneur Pierre
Duchesne de dissoudre l’Assemblée nationale, envoyant du même coup les
Québécois en élections.

Le premier ministre  fera de l’économie son principal cheval de bataille et devra par ailleurs convaincre les Québécois de la pertinence de tenir les élections à ce moment. «Ça prend de la stabilité politique pour avoir de la prospérité économique. Les Québécois doivent se donner un gouvernement stable et c’est pourquoi je demande aux Québécois de nous donner un mandat clair, pour traverser cette tempête», a lancé M. Charest en conférence de presse.

Du côté des slogans, l’ADQ a opté pour «Donnez-vous le pouvoir» et le PQ pour «Le Québec gagnant».

La campagne électorale s’étendra ainsi sur 33 jours et devrait coûter 83 M$ aux contribuables. La dernière campagne avait coûté 74 M$.

Les électeurs québécois seront appelés aux urnes pour une deuxième fois en moins de deux ans. La dernière élection s’était tenue en mars 2007 et avait fait élire un gouvernement libéral minoritaire.

M. Charest avait réuni une dernière fois son conseil des ministres,
mercredi matin, avant de concrétiser ce qui était devenu un secret de
Polichinelle: le déclenchement d’une élection générale. Et au moment même où le
conseil des ministres se réunissait, le site internet du Parti libéral
du Québec mentionnait sur sa page d’accueil, bien en évidence, que "les
Québécois sont appelés aux urnes le 8 décembre prochain".

Surfant sur une vague de popularité depuis plusieurs semaines, M. Charest espère cette fois obtenir une majorité de sièges. Son entourage se permet même de croire que les libéraux seront en mesure de s’emparer de 75 à 80 sièges.Pour obtenir la majorité, le PLQ devra l’emporter dans au moins 63 circonscriptions. Devant l’Action démocratique du Québec (ADQ) en perte de vitesse, les libéraux souhaitent conquérir les votes des francophones qui leur avait largement tourné le dos en 2007. Avant la dissolution de l’Assemblée nationale, le PLQ comptait sur 48 sièges, l’ADQ sur 39 et le PQ sur 36. Deux sièges étaient vacants.

Mais la campagne électorale pourrait réserver son lot d’obstacles et de surprises. Les turbulences économiques que connaît la planète pourraient venir gâcher l’horizon de Jean Charest, si les mauvaises nouvelles s’accumulent.

Les libéraux ont toutefois fait le pari qu’il valait mieux se retrouver en élection maintenant que dans quelques mois, lorsque la situation économique aura probablement empirée.

L’Assemblée nationale reprendra les travaux le 13 janvier.

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