La Commission scolaire de Montréal (CSDM) souhaite que le bulletin unique soit introduit graduellement dès la prochaine année scolaire. «Si le ministère [de l’Éducation] est prêt au 30 septembre, nous pourrions commencer à implanter le bulletin unique en janvier, a affirmé jeudi la présidente de la CSDM, Diane De Courcy. Les enseignants devront toutefois être rigoureusement et minutieusement accompagnés.»
«Mais si les outils ne sont pas prêts, allons-y pour septembre 2011», a-t-elle ajouté. La ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, a déposé en juin dernier un projet de règlement afin d’imposer dès septembre prochain un bulletin unique à tous les établissements d’enseignement primaire et secondaire, tant publics que privés. Tous les intervenants du milieu de l’éducation ont jusqu’au 25 juillet pour faire valoir leur point de vue.
Dans un avis acheminé au cours des derniers jours au ministère, la CSDM plaide pour une implantation rapide, mais pas à n’importe quelle condition. Les connaissances doivent être évaluées de façon explicite, et la définition des compétences doit faire l’objet d’un consensus. De plus, les pondérations de chaque étape d’évaluation doivent être uniformisées à l’échelle du Québec et, selon les préférences de la CSDM, elles doivent être progressives et asymétri-ques (10 %, 10 %, 20 % et 60 %, par exemple).
La ministre Courchesne doit décider avant le début de l’année scolaire 2010-2011 quand le bulletin unique fera son entrée dans les écoles du Québec.
Confusion des genres
Si la réflexion entourant le bulletin unique perdure, c’est que les intervenants du milieu de l’éducation, qui ont remis en question le renouveau péda-gogique, ont voulu en faire un outil de travail pour les enseignants, selon la présidente de la CSDM, Diane De Courcy. «Un bulletin, c’est un outil de communication, a-t-elle dit. Il y a eu confusion des genres. On faisait porter au dossier de l’évaluation des inconforts de l’école québécoise.»