National

Suzuki à la rescousse du Saint-Laurent

«Terre-Neuve ne pourra pas siphonner le pétrole du gisement Old Harry qui figure en territoire québécois. La géologie ça ne fonctionne pas comme deux pailles dans un verre d’eau», a déclaré mardi Karel Mayrand, DG de la Fondation David Suzuki lors de la présentation de la nouvelle campagne «Le Saint-Laurent, notre fleuve vivant».

Le débat fait rage à propos de ce gisement situé au large des Îles-de-la-Madeleine qui serait à cheval entre les deux provinces. «Le pétrole ne se sauvera pas, il ne faut pas écouter ceux qui disent qu’il faut se dépêcher de forer», a ajouté M. Mayrand. La fondation demande à Québec de faire ses devoirs et ajoute sa voix à ceux qui demandent la tenue d’une commission d’examen fédérale.

La question des hydrocarbures figure parmi les cinq enjeux de cette campagne visant à sensibiliser la population à l’importance du Saint-Laurent, qui fournit aux Québécois 45 % de leur eau potable. Mais d’autres problèmes guettent le Saint-Laurent. Le dragage du fleuve pour y faire passer de gros cargos envase les berges. Les espèces envahissantes com­me la moule zébrée ont fait leur apparition, amenées par les eaux de ballastage.

Malgré des améliorations, les nitrates des engrais agricoles et les déversements d’eaux usées non traitées ont créé des zones mortes dans le fleuve. «On note aussi que la banquise se forme plus tard qu’avant dans le golfe du Saint-Laurent et est donc moins efficace pour atténuer les effets des grandes marées sur les berges», a ajouté Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la fondation.

Une journée pour le fleuve
En partenariat avec la banque RBC, le 10 juin devient la journée d’action du Saint-Laurent. Des activités pour se réapproprier le fleuve seront organisées. Une trentaine d’ambassadeurs ont aussi été nommés pour tenir des conférences partout au Québec.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version