TORONTO – Air Canada a dû annuler plus d’une vingtaine de vols vers des
destinations canadiennes et américaines, vendredi matin, à la suite d’un
débrayage illégal de certains employés de soutien au sol,
principalement aux aéroports Lester-B.-Pearson, de Toronto, et
Pierre-Elliott-Trudeau, de Montréal.
Ce débrayage spontané et illégal a pris fin aux environs de 10h30 mais
non sans avoir causé des perturbations majeures dans le transport
aérien.
Un porte-parole syndical a expliqué que trois travailleurs avaient été
suspendus après que la ministre du Travail, Lisa Raitt, eut subi des
railleries en se présentant à l’aéroport tard jeudi soir.
Lorsque la nouvelle de la suspension a été connue, leurs collègues ont
débrayé, provoquant le licenciement sur-le-champ de 37 d’entre eux.
Les employés sont rentrés au travail après avoir obtenu l’assurance d’un
arbitre que tous pourraient reprendre leurs fonctions sans pénalité.
La ministre fédérale du Travail, Lisa Raitt, avait réagi à ce geste en
avertissant que les forces de l’ordre avaient été avisées et que des
amendes salées seraient imposées si le débrayage était déclaré illégal.
Une cinquantaine d’autre vols d’Air Canada ont été retardés, tout comme
certains vols d’autres transporteurs aériens, laissant des centaines de
passagers dans l’incertitude.
Plusieurs ont dû descendre de leur avion en attendant que les
employés-cadres puissent assumer une partie des tâches de manutention de
bagages afin de permettre aux vols retardés de s’envoler vers leur
destination.
Le communiqué émis par le bureau de Mme Raitt indiquait que le
gouvernement s’opposait à l’arrêt de travail, que des services policiers
avaient été avisés et seraient déployés si nécessaire.
Le communiqué
faisait état d’amendes pouvant atteindre 1000 $ par jour par employé en
grève illégale et de 100 000 $ par jour de grève illégale pour le
syndicat.
Air Canada a invité pendant ce temps les passagers à vérifier l’état de
leur vol et indiquant à ceux dont le vol a été annulé qu’ils pourraient
être redirigés vers d’autres vols sans pénalité.
Air Canada est aux prises avec des relations de travail difficiles
depuis un an. Le transporteur et ses pilotes et mécaniciens ont eu des
négociations houleuses qui se sont terminées avec des lois spéciales
interdisant les grèves et lockouts.
La ministre Raitt a insisté à chaque occasion sur la nécessité d’une
intervention gouvernementale afin, selon le gouvernement Harper, de
protéger l’économie nationale.
Ottawa est également intervenu dans les négociations impliquant les
agents de bord de la compagnie et les agents de service à la clientèle.
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