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Robert Pickton: la Couronne se justifie

Rédaction - La Presse Canadienne

VANCOUVER – La procureure de la Couronne qui avait décidé, en 1998, d’abandonner les procédures contre Robert Pickton pour tentative de meurtre a soutenu, mercredi, que c’était aux policiers — et pas à elle — de s’assurer que la victime soit prête à témoigner.

Randi Connor a déclaré devant la commission d’enquête qu’elle avait suspendu les accusations contre Pickton parce que la plaignante, une travailleuse du sexe que le meurtrier aurait attaquée l’année précédente, était intoxiquée et incohérente lors de son interrogatoire une semaine avant le début du procès.

Me Connor a reconnu ne pas avoir prévenu la victime, sa mère ou la police qu’elle comptait abandonner l’affaire, pas plus qu’elle n’a tenté de lui trouver de l’aide pour que son témoignage gagne en crédibilité.

Elle plaide aujourd’hui que les policiers savaient que des accusations suspendues peuvent être déposées à nouveau dans un délai d’un an, et que c’était à eux de rester en contact avec la victime pour pouvoir rouvrir le dossier si son état le permettait.

Le dossier de la Couronne sur cette agression a été détruit en 2000, même si ses politiques prévoient que les documents relativement à des accusations aussi graves qu’une tentative de meurtre doivent être archivés pendant 75 ans, a appris la commission d’enquête.

Après la suspension des accusations, la disparition de 19 autres femmes a été reliée à la ferme de Pickton à Port Coquitlam, avant qu’il ne soit finalement arrêté en février 2002.

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