HALIFAX – L’agent du renseignement de la Marine accusé d’espionnage devra patienter un mois avant que son procès ne se mette en branle.
L’avocat de Jeffrey Paul Delisle, Me Mike Taylor, a déclaré à la cour de la Nouvelle-Écosse qu’il n’avait pas encore reçu la pleine communication de la preuve. Le procès a donc été ajourné jusqu’en juin.
Le sous-lieutenant de Halifax est accusé d’avoir transmis des informations susceptibles de nuire aux intérêts nationaux du Canada.
M. Delisle est en détention préventive au centre correctionnel du Central Nova Scotia depuis son arrestation, en janvier. Lors de sa dernière apparition en cour, au mois de mars, on lui avait refusé la liberté sous caution.
Il est accusé en vertu d’une section de la Loi sur la protection de l’information qui a été adoptée par la Chambre des communes dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001.
C’est la première fois qu’un individu est accusé d’avoir contrevenu à certaines dispositions prévues par cette loi, selon la Gendarmerie royale du Canada (GRC).
Toutes les accusations concernent des gestes qui auraient été posés à Halifax, Ottawa et Kingston, en Ontario. M. Delisle a travaillé pour le chef du Renseignement de la défense et pour l’état-major interarmées stratégique, qui supervise la quasi-totalité des plans et opérations militaires au Canada et à l’étranger.