lang="fr-FR" > Trudeau: Pas de plateforme chiffrée
National

Trudeau: Pas de plateforme chiffrée

Liberal leader Justin Trudeau responds to a question during a news conference Thursday, September 3, 2015 in Brossard, Que. THE CANADIAN PRESS/Paul Chiasson

Chinta Puxley - La Presse Canadienne

CALGARY — À la veille d’un débat des chefs centré sur l’économie, le leader libéral ne veut toujours pas offrir plus de chiffres que ceux qu’il a déjà annoncés.

Mercredi, le Nouveau parti démocratique devait dévoiler tous les coûts de ses promesses électorales. Jeudi, les chefs libéral, conservateur et néo-démocrate s’affronteront dans un débat organisé par le Globe and Mail, à Calgary.

Justin Trudeau maintient qu’il a déjà donné suffisamment de détails sur le coût de son programme.

En réponse à des questions au cours d’un point de presse, M. Trudeau a répété qu’il lui reste d’autres promesses à faire. Il a souligné que chacune de ses promesses est accompagnée de son prix. Pour ce qui est de la source de l’argent nécessaire pour ses promesses, il a encore une fois rappelé qu’il entend enregistrer des déficits budgétaires, allant jusqu’à 10 milliards $ par année, jusqu’en 2019.

Le chef libéral estime que des investissements sont nécessaires pour relancer l’économie. À Calgary, il a donné l’exemple d’un projet d’infrastructure pour limiter les dégâts en cas d’inondation. Pareil projet réclamé par le maire de Calgary trouverait du financement dans le programme de 60 milliards $ d’infrastructures sur 10 ans, promis par les libéraux, selon M. Trudeau.

Par ailleurs, le chef libéral s’en est pris à son adversaire conservateur et sa promesse d’interdire le port du niqab lors des cérémonies de citoyenneté. Selon M. Trudeau, Stephen Harper veut diviser les Canadiens et n’a pas justifié la nécessité de pareille interdiction.

Séduire l’Alberta

Alors que son père a déjà été persona non grata en Alberta, M. Trudeau croit qu’il peut changer cela et profiter des inclinaisons politiques de la province. Rappelant que la province a élu un gouvernement néo-démocrate, le chef libéral a affirmé que les Albertains en avaient assez du statu quo au fédéral.

«Pendant 10 ans, M. Harper a prétendu qu’il était le meilleur ami que l’Alberta pouvait avoir à Ottawa», a affirmé M. Trudeau à Calgary.

«Mais il a trahi l’Alberta. Il a manqué tout un cycle de croissance, n’a réalisé aucun des projets qu’il fallait construire ici, et, bien franchement, il a mis de côté les Albertains dans le type de soutien à la croissance et l’infrastructure dont des villes en expansion comme Calgary et Edmonton ont besoin.»

Ce discours à l’Alberta est un pari, quoique calculé, qu’il tente à la suite de la victoire au provincial des néo-démocrates de Rachel Notley en mai dernier.

L’Alberta est un terrain hostile pour les libéraux depuis que Pierre Elliott Trudeau a mis à exécution un plan national pour l’énergie au début des années 1980.

Mais le Parti libéral est plutôt optimiste quant à ses chances dans deux circonscriptions de Calgary: Calgary Centre, où les libéraux sont passés tout près de la victoire dans une partielle en 2012, et Calgary Confederation, une nouvelle circonscription sans candidat sortant.

De l’aveu du maire de Calgary, Naheed Nenshi, cette attention sur sa ville fait changement. Dans des campagnes précédentes, seule la chef du Parti vert, Elizabeth May, l’avait visité. Mercredi, il rencontre successivement Justin Trudeau et Thomas Mulcair. Connu comme un bastion conservateur, M. Nenshi admet qu’il pourrait y avoir plusieurs sièges à prendre.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version