L’actrice Ari Graynor devient une experte du téléphone coquin dans For a Good Time, Call…
Dans For a Good Time, Call… (Le téléphone rose), Ari Graynor joue une des deux moitiés d’un duo de colocataires drôlement assorties. Elle et Lauren Anne Miller – qui cosigne le scénario et joue la coloc plus réservée – deviennent amies et mettent sur pied une ligne érotique très lucrative. Le film permet à Graynor – qui ressemble étrangement à une jeune Bette Midler – de montrer toute l’étendue de son talent comique. Métro l’a rencontrée.
Ça peut paraître bizarre, mais le film m’a fait penser à Beaches…
Oh mon Dieu! C’est très drôle parce nous disions que si le film connaissait du succès, nous demanderions à Barbara Hershey et à Bette Midler [les deux vedettes de Beaches, un film de 1988] de faire une vidéo pour le site Funny or Die intitulée Cum to the Beaches! Je crois qu’elles accepteraient. Je lance une campagne Twitter pour inviter Bette à la première! Pour répondre à votre question, c’est pratiquement le même film.
Maintenant, on dira : «For a Good Time, Call…? Le remake de Beaches, vous voulez dire?» [Rires]
On dirait que c’est plus compliqué aujourd’hui de voir des comédies menées par des femmes.
Les femmes comiques de l’époque montraient un mélange de force et de vulnérabilité. J’admirais ça. On sentait une liberté totale dans leurs performances et c’est ce qui les rendait si spéciales. Ce genre de talent existe encore, c’est sûr, mais les tribunes permettant autant de liberté sont peut-être moins nombreuses. Je ne sais pas pourquoi. Mais je crois que ça revient peu à peu. On vit des moments formidables en ce moment on voit de nombreuses femmes prendre leur carrière en main. Et plusieurs dictent le contenu de plusieurs projets. Certains disaient que c’était impossible de faire For a Good Time, Call…, de tourner en 16 jours, de trouver le financement, de se rendre à Sundance. Mais nous voilà aujourd’hui avec un merveilleux film à présenter.
C’était essentiel que l’action du film se déroule à New York?
Nous avons tout tourné à Los Angeles, sauf pour une journée à New York. C’était important effectivement que l’histoire se passe à New York, pour coller au scénario. Pour que deux personnes qui se détestent autant soient forcées de vivre ensemble pour des raisons financières, il fallait que ça se passe dans une ville où les loyers sont hors de prix, comme New York.
Je ne sais pas si vous avez fait beaucoup de recherche sur le sujet, mais il me semble surprenant que les lignes érotiques existent encore aujourd’hui…
Absolument, ça existe toujours. Même si l’internet est là, le téléphone rose permet plus d’intimité aux clients. Davantage, du moins, qu’une séance de cybersexe. Dieu seul sait tout ce qui s’enregistre là-dessus! Je crois que les gens tiennent encore à leur intimité, même si nous vivons à l’ère de la porno.
Plusieurs personnes ont encore peur de pousser plus loin leur sexualité en vrai, alors les lignes coquines répondent à un besoin. Et puis, ça permet un contact d’une voix à une autre. Ça semble cliché, mais c’est vrai que certains clients utilisent les lignes érotiques simplement pour parler.
For a Good Time, Call…
En salle vendredi
