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Culture

Le déserteur, plus beau que touchant

geneviève vézina-montplaisir, Métro

Le déserteur
(Québ.) Drame  
Réalisé par Simon Lavoie
Mettant en vedette Émile Proulx-Cloutier, Raymond Cloutier, Danielle Proulx, Viviane Audet, Benoît Gouin
***

Le premier film de Simon Lavoie – un jeune réalisateur québécois qui s’est fait connaître grâce à ses courts métrages présentés dans les festivals – nous laisse un peu sur notre faim.

Le déserteur nous ramène en 1944, dans la campagne québécoise, où un journaliste (Benoît Gouin) obtient le témoignage des parents (Raymond Cloutier et Danielle Proulx) d’un jeune déserteur (Émile Proulx-Cloutier) afin de connaître les événements ayant conduit à sa mort aux mains des policiers de la Gendarmerie royale du Canada.

Inspirée d’un fait vécu, l’histoire du Déserteur laisse présager une grande saga historique. Cependant, il n’en est rien.

Style d’auteur
Ici, Simon Lavoie s’éloigne des films à la Un homme et son péché pour exploiter un style très personnel, très contemplatif et où les paysa­­ges sont omniprésents

Ce choix artistique est tout à son honneur, mais ne sert pas toujours l’histoire, qui nous est présentée comme une tragédie, mais qui manque parfois un peu de souffle.

Les acteurs, qui jouent les parents du jeune déserteur, Raymond Clou­tier et Danielle Proulx, sont très convaincants, et pour cause – ce sont les vrais parents d’Émile. Il y a d’ailleurs une scène particulièrement touchante entre le père et le fils.

Néanmoins, excepté cette belle complicité familiale, l’amour qui unit le couple formé par Émile Proulx-Cloutier et Viviane Audet n’arrive pas à émouvoir. 

Le déserteur

En salle dès aujourd’hui

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